Le journal britannique The Guardian a estimé que les mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre le Premier ministre de l’occupation, Benjamin Netanyahu, et contre le ministre de la Défense limogé, Yoav Galant, « représentent un séisme sur la scène juridique mondiale, car c’est la première fois que des accusations sont portées contre un allié occidental pour ce type de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, par un organe judiciaire mondial ».
The Guardian a ajouté : « À long terme, les accusations contre Netanyahu et Gallant pourraient s’aggraver avec le temps, ce qui réduirait l’espace qui leur est encore ouvert dans le monde. Il est difficile de se débarrasser de la honte collée aux accusés pour avoir commis des crimes de guerre ».
Le journal britannique a poursuivi : « Dans le monde vu de La Haye, l’approbation des mandats d’arrêt par les juges de la Cour pénale internationale changerait à jamais le statut de la Cour », notant que « les États-Unis réagissent violemment, mais à au détriment de sa crédibilité internationale et de sa prétention restante à la défense de la justice mondiale ».
The Guardian a souligné que « les autres alliés d’Israël, comme l’Allemagne, prendraient leurs distances par rapport à cette décision (et que le gouvernement Starmer en Grande-Bretagne devrait formuler une réponse neutre), notant qu' »un groupe de pays, compte applaudir cette décision sachant qu’il estimait que la Cour pénale internationale était comme un outil entre les mains du monde occidental ».
« Même si le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas fait grand-chose pour atténuer la guerre à Gaza », selon The Guardian, » la CPI sera largement considérée, en particulier dans les pays du Sud, comme un défenseur plus efficace de la Charte des Nations Unies ».
De son côté, le journal britannique The Financial Times a indiqué que « la décision de la Cour pénale internationale contre Netanyahu et Gallant signifie que ses 124 États membres seront obligés d’arrêter Netanyahu et Gallant s’ils entrent sur leur territoire ».
Quant au journal américain The New York Times, il a affirmé que les mandats d’arrêt contre le Premier ministre du gouvernement d’occupation et son ancien ministre de la Sécurité » risquent d’exacerber le déclin de la légitimité d’Israël sur la scène mondiale, alors qu’il fait face à une condamnation de plus en plus féroce en raison de son comportement dans la guerre à Gaza ».
Aujourd’hui, jeudi, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Netanyahu et Gallant, accusés d’avoir commis des crimes de guerre à Gaza.
La première chambre préliminaire de la Cour pénale internationale a rejeté les appels déposés par « Israël », soulignant que « l’acceptation par Israël de la compétence de la Cour n’est pas nécessaire ».
Source: Médias