Le Premier ministre, Nawaf Salam, a souligné vendredi le rôle central de l’armée libanaise dans la sauvegarde de la sécurité et de la souveraineté nationales, promettant un soutien accru du gouvernement pour renforcer ses capacités opérationnelles.
Les remarques du Premier ministre ont été faites lors d’une visite à la caserne Benoît Barakat à Tyr, où il s’est adressé au personnel militaire et aux forces de la FINUL.
Dans une déclaration partagée sur la plateforme X, Salam a salué le dévouement de l’armée, la décrivant comme « l’épine dorsale de la souveraineté et de l’indépendance du Liban » et saluant son honneur, son sacrifice et sa loyauté.
Le Premier ministre a en outre souligné que les forces armées libanaises ont la responsabilité de défendre le Liban, d’assurer la sécurité, de protéger les citoyens et de préserver l’intégrité territoriale du pays.
« L’armée libanaise s’acquitte pleinement de ses fonctions, renforçant son déploiement avec détermination et résolution pour maintenir la stabilité dans le sud et assurer le retour en toute sécurité de notre peuple dans leurs villages et leurs foyers », a affirmé Salam.
Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à accroître les effectifs de l’armée, à moderniser son équipement et sa formation, et à améliorer les conditions de service pour renforcer ses capacités défensives.
Un sit-in d’habitants de plusieurs villages frontaliers détruits par l’armée d’occupation israélienne a été organisé devant la caserne Benoit Barakat de Tyr lors de l’arrivée de Salam.
Selon l’Agence nationale d’Information (Ani, officielle), des habitants de Dhaïra ont notamment participé à ce sit-in pour appeler les autorités à « faire pression » sur ‘Israël’ pour qu’il se retire des positions encore occupées, notamment près de leur village du caza de Tyr.
S’adressant aux manifestants à sa sortie de la caserne, Salam a déclaré que « le gouvernement a commencé à mobiliser tout le soutien arabe et international afin de forcer l’ennemi à se retirer de nos terres et des soi-disant cinq points qu’il occupe toujours.
Et d’ajouter : « il n’y a pas de stabilité réelle et durable sans le retrait total d’Israël ».
Il convient de rappeler que l’armée d’occupation israélienne viole toujours l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, en demeurant positionnée sur au moins cinq hauteurs stratégiques en territoire frontalier libanais, malgré son retrait du Liban-Sud le 18 février.