lundi, 03/08/2026   
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Baghaei : Un nouvel itinéraire pour le détroit d’Ormuz doit être convenu avec Oman, et les répercussions de toute attaque américaine affecteront tout le monde

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a confirmé que les pourparlers en cours entre l’Iran et le sultanat d’Oman sont bilatéraux et ne concernent aucune autre partie. Il a expliqué que les négociations se poursuivent depuis deux mois, la dernière session ayant eu lieu ces sept ou huit derniers jours afin de parvenir à un mécanisme garantissant les intérêts iraniens. Il a souligné que la partie omanaise coopère pleinement et que les négociations progressent.

Baghaei a insisté sur le fait que « l’ingérence et les menaces américaines n’ont joué aucun rôle dans les négociations et ont, en réalité, entravé leur progression ». Il a affirmé que Téhéran privilégie la voie diplomatique pour adresser des avertissements, des mises en garde et des clarifications, tout en révélant que la Grande-Bretagne, la Bulgarie et l’Ukraine ont toutes clairement fait savoir à l’Iran qu’elles ne participeraient à aucune guerre contre lui.

Un nouvel itinéraire pour le détroit d’Ormuz… et la poursuite des négociations entre Téhéran et Mascate

Baqai a réaffirmé que la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra pas à ce qu’elle était avant la guerre. Il a expliqué qu’un accord devait être trouvé avec le sultanat d’Oman concernant un itinéraire dans le détroit d’Ormuz, convenu par les deux parties. Cet itinéraire ne sera ni celui du nord ni celui du sud, et garantira la souveraineté des deux parties tout en préservant les intérêts et la sécurité nationale de l’Iran.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que, conformément à l’article 5 du mémorandum d’entente, la gestion future du détroit d’Ormuz devait être confiée à l’Iran, en consultation avec le sultanat d’Oman et par le biais d’un dialogue avec les pays de la région.

Il a expliqué que durant les 22 ou 23 premiers jours de mise en œuvre du mémorandum, la route nord du détroit était parfaitement sûre et la navigation y était assurée. Cependant, avant l’expiration du délai de 30 jours imparti pour le rétablissement de la navigation dans son état d’avant-guerre, l’agresseur a commis un acte d’agression contre l’Iran.

Il a également précisé que les pourparlers entre l’Iran et le Sultanat d’Oman concernant le détroit d’Ormuz sont sans lien avec son ouverture ou sa fermeture, d’autant plus que sa fermeture résulte des obstacles créés par les États-Unis et du blocus naval imposé.

Avertissements régionaux : Toute facilitation d’une agression américaine exposera l’auteur de cette agression à des représailles.

Baqai a affirmé que la région a le droit et le devoir de défendre sa sécurité et sa stabilité, expliquant que les contacts du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avec le Pakistan et la Turquie ont notamment inclus un avertissement aux États-Unis concernant une « réponse réciproque en cas d’action contre l’Iran ». Il a averti que « tous les amis et voisins doivent savoir que les répercussions de toute attaque américaine contre les infrastructures iraniennes affecteront tout le monde ».

Baqai a averti fermement que « tout pays qui coopère ou complote avec les États-Unis dans une attaque contre l’Iran s’exposera à une défense légitime de notre part », indiquant ainsi que mettre une base ou des capacités militaires et logistiques à la disposition de l’agresseur reviendrait à placer ce pays du côté des agresseurs.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a conclu en affirmant que l’Iran ne céderait pas face aux menaces et aux déclarations médiatiques américaines, qui ont déjà conduit à deux guerres infructueuses. Il a souligné : « Si les Américains cherchent à s’engager dans une aventure, ils recevront assurément la réponse appropriée, et les intérêts de la République islamique ne seront pas lésés par leurs menaces. »

Baqai a insisté sur le fait que les intérêts de la République islamique ne seront pas affectés par les déclarations et les menaces des responsables américains, faisant remarquer que les menaces répétées de ces derniers au cours des deux dernières années ont certes entraîné deux guerres, mais sans aucun résultat concret.

Ces propos interviennent dans un contexte de recrudescence de l’agression américaine contre l’Iran, qui a provoqué des opérations de riposte iraniennes ciblant plusieurs bases américaines dans la région.

Source : Médias