jeudi, 06/08/2026   
   Beyrouth 17:05

Armée iranienne : Nous renforçons notre préparation opérationnelle…Les bases américaines dans la région visent l’Iran

Le porte-parole de l’armée iranienne, le général de brigade Mohammad Akrami Nia, a confirmé que l’armée « poursuit le processus de renforcement de sa préparation opérationnelle tout en remettant en état les systèmes endommagés ».

Le général Nia a ajouté que « l’introduction de nouveaux équipements au sein des unités a permis de réorganiser le matériel de l’armée afin de l’adapter aux exigences de la phase actuelle ».

« Les bases américaines ont pour cible l’Iran »

Concernant les bases américaines situées dans la région, depuis lesquelles l’agression contre l’Iran a été lancée, le commandant adjoint de la force aérienne de l’armée chargé des affaires de coordination, le général de brigade Masoud Jafari, a déclaré que « leur cible est l’Iran ».

Le général Jafari a souligné que l’extension de la base d’Al-Udeid — au Qatar — n’était dirigée contre aucun autre pays que l’Iran.

Dans le même temps, il a indiqué que « la densité des défenses anti-aériennes de l’ennemi à la base d’Al-Udeid n’a pas empêché les pilotes des Su-24 d’exécuter l’attaque contre la base ».

Il a ainsi précisé que le personnel navigant de l’armée de l’air est entraîné à piloter des chasseurs pour diverses missions sans recourir aux systèmes GPS et INS, en s’appuyant uniquement sur des cartes et des instruments de bord élémentaires.

Sur le plan diplomatique

Sur le plan diplomatique, le président américain Donald Trump a estimé, dans sa toute dernière déclaration, que les pourparlers avec Téhéran « semblent bien se dérouler », réitérant son appréciation positive des négociations, un jour seulement après avoir menacé l’Iran d’une « frappe puissante » si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert sous peu.

Il convient de rappeler que le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, avait confirmé hier mercredi la finalisation prochaine d’une entente avec le sultanat d’Oman concernant la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

Pour rappel, la réouverture du détroit reste conditionnée par le respect des engagements de Washington de mettre fin à la guerre, au blocus et aux sanctions, de libérer les avoirs gelés et de régler la situation au Liban.

À cet égard, une source bien informée a déclaré à l’agence Sepah News que la raison principale du retard dans la conclusion de l’accord avec le sultanat d’Oman au sujet d’Ormuz réside dans les ingérences américaines.

Détails des discussions avec Oman

Concernant les détails des discussions en cours avec le sultanat d’Oman sur les arrangements de navigation dans le détroit d’Ormuz, Gharibabadi a précisé que les ententes couvrent le tracé des voies d’entrée et de sortie des navires ainsi que les aspects connexes.

En parallèle, une source politico-sécuritaire iranienne a confirmé hier à Al Mayadeen que les négociations irano-omanaises relatives aux modalités conjointes de gestion du détroit ont atteint des étapes majeures.

Mercredi également, l’Iran a révélé qu’une déclaration conjointe irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz est en phase finale de rédaction, parallèlement à la poursuite des pourparlers menés depuis deux mois entre l’Iran et le sultanat d’Oman, en tant que deux États riverains du détroit.

L’accord ne se limite pas à fixer les routes maritimes, mais englobe également les questions de souveraineté et de sécurité des États riverains, la gestion future du détroit, la création d’un centre de coordination conjoint entre l’Iran et le sultanat d’Oman pour la gestion du trafic maritime, ainsi que le recueil des informations requises auprès des navires traversant le détroit d’Ormuz entre la mer d’Oman et le Golfe.

Visite pressentie au Pakistan

L’agence Novosti, citant un haut responsable pakistanais, a rapporté qu’il est prévu que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, se rende au Pakistan ce vendredi.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques régionaux visant à contenir l’escalade dans la région, au moment où le Pakistan continue de jouer un rôle de médiateur dans les contacts entre l’Iran et les États-Unis.

Source : Médias