L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont annoncé la signature d’un accord de défense conjointe, une initiative visant à renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense entre les trois pays et à consolider le concept de sécurité collective face aux défis et aux menaces.
Un communiqué conjoint saoudo-turco-pakistanais indique que les trois pays ont signé l’« Accord de La Mecque pour la défense commune », témoignant ainsi de leur engagement à continuer de renforcer la sécurité collective et à développer la coopération dans le domaine de la défense.
Le communiqué explique que l’accord vise à renforcer la dissuasion collective face à tout acte hostile, reflétant une tendance au renforcement de la coordination en matière de défense et de sécurité entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.
L’accord a été signé par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Un responsable saoudien a affirmé que l’accord de défense signé avec la Turquie et le Pakistan n’était pas lié à des « ambitions nucléaires » et « ne constituait pas une menace pour aucun pays de la région ».
« L’accord ne vise pas à créer un axe militaire ni un bloc sectaire. Il n’est pas non plus lié à des ambitions nucléaires ou une course à l’armement, mais vise plutôt à développer des capacités durables », a écrit sur X le vice-ministre chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, ajoutant que le pacte ne représentait pas « une escalade des tensions » dans la région.
Selon Islamabad l’accord stipule qu’une attaque contre l’un de ses membres sera considérée comme une attaque contre tous, a déclaré Islamabad.
« L’accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d’agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous », a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Réaction iranienne
Dans une première réaction iranienne à l’accord, le porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, Ibrahim Rezaei, a déclaré vendredi que « les Saoudiens devraient savoir qu’un accord sur papier ne leur apportera pas la sécurité, tout comme des années de soumission unilatérale aux États-Unis ne l’ont pas fait ».
« Corrigez vos politiques afin de ne pas avoir à mendier votre sécurité auprès des autres », a-t-il conseillé Riyad sur X.
Source : Médias
