mardi, 11/08/2026   
   Beyrouth 11:24

Assassinat du chef des renseignements militaires libyens par un engin explosif

Deux sources de sécurité ont déclaré à l’agence Reuters que le chef des renseignements militaires des forces de l’est de la Libye (l’Armée nationale libyenne) a été tué, lundi 11 août, suite à l’explosion d’un engin explosif placé dans sa voiture, devant son domicile situé dans le quartier d’Al-Hawari à Bengazi.

Les deux sources ont ajouté que Fawzi Al-Mansouri a été tué dans l’explosion survenue dans la soirée, sans indiquer qui se trouvait derrière l’attaque ni fournir davantage de détails sur l’engin explosif.

Ce développement met en lumière les défis sécuritaires persistants en Libye, où les deux administrations rivales et les groupes armés conservent leur influence malgré le cessez-le-feu conclu en 2020, lequel avait mis fin aux opérations militaires majeures.

L’Armée nationale libyenne (ANL), commandée par le chef militaire Khalifa Haftar, contrôle la majeure partie des régions de l’est et du sud de la Libye. Ces forces sont alliées aux autorités basées à Bengazi, tandis que le Gouvernement d’unité nationale (GUN), reconnu par la communauté internationale, siège dans la capitale Tripoli et contrôle la majeure partie de l’ouest du pays.

La Compagnie nationale de pétrole libyenne met en garde contre la déclaration de force majeure

Dans un autre contexte, la Compagnie nationale de pétrole (NOC) en Libye a déclaré qu’elle pourrait proclamer l’état de force majeure et interrompre totalement les opérations de la raffinerie de Zaouïa si les attaques de drones contre les installations pétrolières de la ville se poursuivaient, après le signalement d’une troisième attaque de ce type au cours des journées de dimanche et lundi.

La Compagnie a précisé qu’un drone avait ciblé, lors de la dernière attaque en date, l’usine de mélange et de conditionnement d’huiles dépendant de la société de raffinage de Zaouïa. L’appareil est tombé à proximité du réservoir principal d’huile et du réseau de tuyauteries utilisé pour la fabrication d’huiles destinées au marché local, sans faire de blessés ni de dégâts.

Aucune partie n’a revendiqué ces attaques jusqu’à présent, et les autorités n’ont pas indiqué qui elles soupçonnent d’en être l’auteur.

La capacité de raffinage de la raffinerie de Zaouïa, située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, s’élève à 120 000 barils par jour. La raffinerie est reliée au gisement pétrolier d’Al-Sharara, dont la production atteint environ 300 000 barils par jour. Il s’agit de la plus grande raffinerie du pays en raison de l’arrêt des activités de celle de Ras Lanouf.

La Compagnie nationale de pétrole a indiqué que cette récente attaque est la troisième à cibler des installations pétrolières à Zaouïa durant les journées de dimanche et lundi.

La société Brega de commercialisation du pétrole avait déclaré lundi, dans un communiqué, qu’un incendie accompagné d’épais nuages de fumée s’était déclaré dans un réservoir de carburant de la raffinerie de Zaouïa après avoir subi une attaque.

De son côté, le ministère libyen du Pétrole a affirmé que le réservoir, appartenant à la société Brega et contenant environ 4,5 millions de litres d’essence, a pris feu avant de s’effondrer. Il a précisé qu’une série d’attaques de drones avait touché le complexe pétrolier et la raffinerie de Zaouïa, ainsi qu’une station de dessalement d’eau.

Dans un communiqué séparé, la Compagnie nationale de pétrole a indiqué que le réservoir avait fait l’objet d’un « ciblage direct », déclarant l’état d’urgence maximale dans la zone.

La Compagnie a exigé des autorités compétentes une intervention urgente et immédiate, ainsi que l’ouverture d’une enquête approfondie sur les circonstances et les dessous de cet événement.

Source : Médias