Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné mardi la reconnaissance par la Colombie de la « souveraineté israélienne » sur le Golan syrien occupé, affirmant que le Golan est un territoire syrien et rejetant la poursuite des attaques israéliennes contre le sud de la Syrie.
Dans un communiqué, le ministère a déclaré : « La République arabe syrienne condamne avec la plus grande fermeté la déclaration du ministère des Affaires étrangères de la République de Colombie, en date du 15 août 2026, qui reconnaît ce qu’il appelle la « souveraineté israélienne » sur le Golan syrien occupé, sous des prétextes sécuritaires contraires au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies. »
Damas a exprimé son rejet et sa condamnation catégoriques de cette position, affirmant que le Golan fait partie intégrante de son territoire. Le communiqué indique que la déclaration du gouvernement colombien constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, des déclarations du Secrétaire général António Guterres, qui a affirmé que le Golan est un territoire syrien et que l’ONU reconnaît sans réserve qu’il fait partie de la Syrie, du principe d’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force, et de la résolution 497 du Conseil de sécurité de 1981.
La Syrie se félicite également du « soutien international croissant à ses droits légitimes sur le Golan syrien occupé, le nombre de pays soutenant la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Le Golan syrien » étant passé de 97 en 2024 à 123 en 2025. Ce soutien témoigne de la continuité du soutien international au droit de la Syrie à recouvrer son territoire occupé et du rejet de toute légitimation de l’occupation ou de la reconnaissance de ses effets », précise le communiqué.
En conclusion, le ministère syrien des Affaires étrangères a réitéré son rejet catégorique des attaques et incursions israéliennes continues en territoire syrien, appelant tous les États et organisations internationales à respecter leurs responsabilités en matière de droit international et de résolutions des Nations Unies.
La Syrie a affirmé son engagement à continuer d’utiliser tous les moyens diplomatiques et juridiques légitimes pour défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses droits inaliénables, et à œuvrer pour la restitution des territoires occupés.
Source : Médias
