L’agence Unews a rapporté que l’Iran a déjoué un scénario d’intervention militaire syrienne au Liban, préparé à la demande des États-Unis.
L’agence a indiqué que Téhéran avait averti Damas, par l’intermédiaire des Turcs, que toute incursion militaire en territoire libanais entraînerait l’activation de plusieurs fronts en Syrie et le long de ses frontières.
L’agence a noté que l’avertissement iranien ne visait pas uniquement Damas, mais était également parvenu à Ankara, Bagdad, Doha et Riyad, véhiculant le message que toute aventure syrienne contre le Hezbollah pourrait dégénérer en un conflit régional plus large en Syrie.
L’agence a déclaré que l’avertissement comprenait une menace de frappes de missiles, commençant par Damas, visant plus de 100 sites stratégiques lors de la première frappe, dont le palais présidentiel.
Selon l’agence, l’avertissement iranien a incité les acteurs régionaux à reconsidérer le coût de ce scénario, d’autant plus que la Syrie ne semble pas en mesure de supporter une nouvelle guerre civile.
L’agence a confirmé que l’Iran était parvenu à transformer toute intervention syrienne potentielle au Liban, initialement perçue comme une option militaire intéressante pour les États-Unis, en une aventure régionale coûteuse.
L’agence a révélé que le scénario d’intervention syrienne envisagé prévoyait de déclarer Tripoli zone d’influence syrienne.
L’agence a expliqué que l’objectif de l’opération était de frapper l’infrastructure de missiles du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa afin de le contraindre à se retirer ou à accepter de nouveaux accords de sécurité.
Concernant les positions des pays impliqués, l’agence a indiqué que les Émirats arabes unis se sont montrés disposés à financer toute opération militaire syrienne au Liban et à prendre en charge les salaires des combattants et le financement des opérations de combat. L’Arabie saoudite, quant à elle, n’a pas objecté à une intervention dans le cadre d’un dispositif visant à affaiblir le Hezbollah sans déclencher de conflit régional, contrairement au Qatar, qui a rejeté cette idée.
L’agence a noté que le chef du renseignement irakien, Hamid al-Shatri, s’est rendu à Damas et a informé les autorités syriennes du rejet par Bagdad de toute expansion syrienne en territoire libanais.
L’agence a poursuivi en indiquant que le Hezbollah ne considère pas l’intervention militaire comme une opération syrienne isolée, mais plutôt comme un élément d’une campagne de pression régionale américano-israélienne plus vaste. De plus, elle estime que l’opération vise à démanteler l’infrastructure de la résistance libanaise par l’est, suite à l’échec israélien à remporter une victoire décisive au sud.
Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’instrumentaliser la question syrienne contre le Liban, et l’ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial de Trump pour la Syrie et l’Irak, Tom Barrack, avait précédemment évoqué ce qu’il a appelé « le retour du Liban au Levant ».
Source : Médias
