Le ministère iranien du Renseignement a annoncé samedi l’arrestation de deux diplomates français dans un « lieu de réunion secret » au cours d’une enquête de sécurité nationale, affirmant que les documents et le matériel trouvés sur place indiquaient un « vaste plan visant à accroître l’ingérence étrangère en Iran ».
Selon un communiqué du ministère, les services de renseignement ont arrêté les deux diplomates français dans le cadre de l’exécution d’un mandat de détention judiciaire visant deux suspects, dans le cadre d’une enquête pour ingérence étrangère.
Le ministère a ajouté qu’après vérification de l’identité des deux diplomates, le ministère iranien des Affaires étrangères a été informé de l’incident, puis les deux diplomates ont été remis à l’ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard, accompagnés par la police diplomatique.
Le ministère a déclaré que l’examen initial des documents et des éléments trouvés sur le site indique « un projet de grande envergure visant à accroître l’influence, à favoriser l’ingérence étrangère et à créer les conditions d’activités ciblant l’indépendance de l’Iran ».
Il a noté que la signature de l’ancien ambassadeur de France à Téhéran figurait sur certains des documents saisis.
Le ministère iranien du Renseignement a assuré qu’il « n’autorisera pas les personnes ayant le statut diplomatique à commettre des actes illégaux et interventionnistes », avertissant que des mesures seront prises contre les responsables si de tels incidents se répètent.
Il a également souligné la nécessité de demander des comptes au gouvernement français pour l’ingérence de ses diplomates, notant que l’enquête est toujours en cours et que de plus amples détails concernant l’affaire seront communiqués au public ultérieurement.
Paris n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat concernant ces accusations.
En juillet dernier, Paris avait condamné « l’acte d’intimidation extrêmement grave » perpétré par les services de sécurité iraniens contre deux diplomates français en Iran, soulignant que l’un d’eux avait été agressé physiquement et que « cet incident grave ne restera pas impuni ».
L’Iran a nié avoir usé de violence contre les diplomates français, affirmant qu’ils rencontraient des personnes impliquées dans des questions de sécurité nationale et qu’ils avaient été interpellés pour être interrogés à ce sujet. Le pays a ensuite convoqué l’ambassadeur de France à Téhéran, accusant la France d’« ingérence dans ses affaires intérieures ».
Source : Médias
