La Turquie a démenti mercredi les accusations israéliennes selon lesquelles Ankara se préparait à déployer des forces sur la base aérienne d’Abou al-Dhouhour en Syrie, affirmant que ces allégations israéliennes servaient à justifier les raids qui ont ciblé la base.
La présidence turque a déclaré dans un communiqué que les « fausses allégations » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu visaient à justifier des « frappes aériennes illégales » ciblant la souveraineté de la Syrie, soulignant qu’Ankara « ne permettra pas que la Syrie soit déstabilisée ».
La présidence a souligné que la Turquie poursuivra sa coopération avec le gouvernement syrien dans le but de soutenir la sécurité, la stabilité et la prospérité du pays, appelant Netanyahu à abandonner ses « politiques agressives » et à respecter le droit international.
Un responsable turc a nié la présence de forces ou de personnel turcs sur la base d’Abou al-Dhouhour, déclarant : « Il n’y avait aucune présence turque sur la base aérienne. Israël fabrique des prétextes pour bombarder les pays voisins et déstabiliser la région. »
Israël : La base se préparait à recevoir des forces turques.
Environ 20 heures après les raids, le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la responsabilité d’Israël dans l’attaque, affirmant que la Syrie « était sur le point de violer » un accord de sécurité avec Israël visant à maintenir le statu quo, en autorisant le déploiement de forces turques sur une base aérienne près d’Alep.
Le bureau de Netanyahu a déclaré qu’Israël avait averti à plusieurs reprises la Syrie qu’un tel déploiement « constituerait une menace pour la sécurité d’Israël », ajoutant que Damas avait choisi d’ignorer les avertissements et qu’Israël « ne tolérera aucune menace à sa sécurité ».
Des responsables américains et israéliens ont admis pour le site Axios, qu’Israël a informé la Maison Blanche avant l’attaque, affirmant que l’objectif était de dissuader la Turquie d’envoyer une cargaison de systèmes d’armes avancés à la base et d’empêcher un renforcement militaire plus important sur place.
Selon une source proche du dossier qui s’est confiée à Axios, le gouvernement syrien était au courant depuis un certain temps des préoccupations israéliennes concernant la base et avait envoyé des messages à la partie israélienne expliquant les raisons de la reconstruction de la piste, soulignant qu’il n’y avait aucune intention hostile derrière cela.
Le site web citait également des responsables américains affirmant que le gouvernement syrien n’avait pris aucune mesure hostile envers Israël et qu’il travaillait depuis des mois à la conclusion d’un nouvel accord de sécurité visant à réduire les tensions à la frontière entre les deux pays.
Alors que des responsables américains et israéliens ont déclaré qu’Israël avait informé la Maison Blanche de l’attaque avant qu’elle ne soit menée, l’envoyé américain en Syrie, Tom Barrack, a condamné les raids, affirmant que l’administration Trump était « profondément préoccupée » par ceux-ci et les qualifiant d’« escalade inutile qui ne sert pas la stabilité régionale ».
Source : Médias
