Human Rights Watch a averti que le président Donald Trump est en train de transformer les États-Unis en un « État autoritaire », à un moment où la démocratie mondiale atteint son niveau le plus bas depuis quarante ans, selon l’organisation.
L’organisation a affirmé que le président américain Donald Trump a fait preuve d’un mépris flagrant des droits humains et a commis de graves violations, prévenant que l’ordre international fondé sur des règles est en train d’être anéanti.
Dans un rapport figurant dans la section consacrée aux États-Unis de son rapport annuel, l’organisation a énuméré les facteurs qui témoignent d’une nette dérive autoritaire aux États-Unis.
Parmi ces facteurs, l’organisation a cité « le recours par l’administration à la désignation de boucs émissaires raciaux et ethniques, le déploiement de la Garde nationale sur le territoire national comme prétexte à une prise de pouvoir, des actes de représailles répétés contre des adversaires politiques présumés et d’anciens responsables qui critiquent désormais Trump, ainsi que des tentatives d’étendre les pouvoirs coercitifs de l’exécutif et de neutraliser les contre-pouvoirs démocratiques ».
L’organisation a noté le déploiement d’agents de l’Immigration et des Douanes (ICE) masqués et armés qui ont mené « des centaines de raids injustifiés et abusifs ».
Human Rights Watch a réitéré sa conclusion selon laquelle les États-Unis se sont livrés à des disparitions forcées, un crime au regard du droit international, en envoyant 252 migrants vénézuéliens dans une prison de haute sécurité au Salvador.