lundi, 21/09/2026   
   Beyrouth 19:27

Le chef d’Ansarullah déconseille à la Turquie et au Pakistan de soutenir l’Arabie saoudite dans la guerre

Le chef du mouvement yéménite au pouvoir à Sanaa, sayyed Abdel Malek al-Houthi a déconseillé à la Turquie et au Pakistan de soutenir l’Arabie saoudite dans sa guerre contre le Yémen.

« Les Saoudiens cherchent actuellement, à se défendre avec les Turcs et les Pakistanais et à faire venir des takfiris de Syrie », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé ce lundi commémorant le douzième anniversaire de la révolution du 11 septembre 2014.

« Nous conseillons aux Turcs et aux Pakistanais de ne pas se laisser entraîner dans les gains politiques et matériels que les Saoudiens peuvent en tirer », a-t-il recommandé.

Un pacte de défense conjoint baptisé Accord de La Mecque été conclu entre ces trois pays le mois d’août dernier.  

Sayyed al-Houthi a rappelé que « Le régime saoudien, avec la participation des Américains, a commis les crimes les plus odieux au Yémen depuis le premier jour de son agression », évoquant la guerre de 12 ans lancée par la coalition menée par Riyad contre ce pays en 2014.

« Depuis le début de l’agression, le régime saoudien prive notre peuple de ses richesses pétrolières et gazières et l’empêche d’utiliser ces revenus pour payer les salaires et les services de base », a-t-il expliqué, en allusion au blocus imposé depuis.

Et de s’interroger : « Ceux qui soutiennent le régime saoudien, acceptent-ils les mesures qui restreignent le commerce et ciblent la monnaie ? Acceptent-ils d’être privés des richesses pétrolières et gazières, alors que leur population est privée de salaire depuis plus de onze ans ? »

Il a expliqué que « les conditions qui prévalaient avant la révolution du 21 septembre 2014 reflétaient le besoin urgent du peuple yéménite de cette révolution, qui constituait un grand mouvement vers la renaissance ».

« Ce qui s’était passé avant la révolution était une confiscation de la liberté et de l’indépendance du peuple et la tentative d’imposer la tutelle étrangère, menée par les États-Unis, avec la participation britannique et saoudienne ».

Il a expliqué que « le problème principal réside dans le plafond des objectifs que les ennemis veulent atteindre à l’égard du peuple yéménite, à savoir le contrôler, lui confisquer sa liberté et son indépendance, le dominer, transformer le Yémen en bases militaires pour eux et le maintenir faible, divisé, dispersé, en crise et en proie à de terribles crises à différents niveaux. »

Une nouvelle offensive saoudienne

Evoquant la récente escalade après l’attaque saoudienne contre l’aéroport de Sanaa en juillet, sayyed al-Houthi a dit que l’Arabie saoudite préparait une nouvelle offensive d’envergure : « Nous avons été confrontés à un projet clair et flagrant impliquant des milliers de camions chargés d’armes et un renforcement des troupes, sous le commandement direct d’officiers saoudiens dirigés depuis les provinces yéménites pour envahir ce qui restait du pays. »

Les groupuscules soutenus par l’Arabie saoudite au Yémen sont dirigés par Tarik Saleh, un proche de l’ex-président Ali Abdallah Saleh. Ils ont été délogés de plusieurs districts dans les gouvernorats de Taïz et Hodeïda dans la riposte des forces yéménites de Sanaa qui ont pris le contrôle de la côte yéménite sur la mer Rouge.

Le chef d’Ansarullah a conclu que « malgré les difficultés et les souffrances, le peuple yéménite demeure inébranlable dans ses droits légitimes et attaché aux causes de la nation, et en particulier à la cause palestinienne. »

Il a ajouté : « Nous sommes solidaires et coopérons avec l’axe du djihad et de la résistance, et nous considérons toute attaque contre un pays islamique comme une menace pour la nation tout entière, conformément à notre responsabilité fondamentale. »

Source : Médias