mardi, 22/09/2026   
   Beyrouth 11:23

Libye: Un groupe armé ferme la vanne d’un oléoduc au champ d’El Sharara

La Compagnie nationale de pétrole en Libye (NOC) a déclaré qu’un groupe armé a fermé, le lundi 21 septembre, la vanne numéro 7 de l’oléoduc acheminant le pétrole brut du champ d’El Sharara vers le port de Zawiya, entraînant une baisse importante de la production du gisement.

Deux ingénieurs travaillant sur le gisement ont indiqué à l’agence Reuters que la production du champ a chuté d’environ 200 000 barils par jour, pour s’établir actuellement entre 100 000 et 105 000 barils par jour.

La Compagnie nationale de pétrole a précisé, dans un communiqué, qu’elle est entrée en contact avec « la Garde des installations pétrolières du Sud-Ouest pour lui demander d’assumer ses devoirs, mais ces appels sont restés sans résultat jusqu’à présent, tout comme les équipes techniques n’ont pas pu accéder à la zone des vannes 6-7 jusqu’ici ».

Elle a averti que la poursuite de cette fermeture « entraînera l’arrêt de la production du champ d’El Sharara ainsi que des opérations de transport et d’exportation, ce qui portera un préjudice direct à l’économie nationale par la baisse des recettes publiques de l’État, d’autant plus que les cours mondiaux du pétrole sont élevés, sans compter l’exposition du réseau de transport pétrolier et de ses installations à des risques techniques et opérationnels, ainsi que l’arrêt de la raffinerie de pétrole de Zawiya ».

La Compagnie a invité « les auteurs de la fermeture du pipeline à faire preuve de raison et de sagesse, à faire prévaloir l’intérêt de la patrie sur les intérêts étroits, et à œuvrer à la réouverture immédiate et urgente du pipeline », soulignant qu’elle pourrait être « contrainte de déclarer l’état de force majeure si cette fermeture se poursuit ».

Le champ d’El Sharara compte parmi les plus grands gisements pétroliers de Libye, avec une capacité de production d’environ 300 000 barils par jour, mais il a connu au cours des dernières années des perturbations répétées en raison de protestations, de différends politiques et de problèmes techniques.

La semaine dernière, la production s’était arrêtée dans d’autres gisements pétroliers libyens après que des membres de la Garde des installations pétrolières ont fermé une vanne sur un oléoduc principal de pétrole brut, bien que le président de la Compagnie nationale de pétrole, Masoud Suleiman, ait déclaré à l’époque que le champ d’El Sharara fonctionnait normalement.

Source : Médias