Les pays du Golfe redoutent les déclarations répétées des États-Unis quant à un retrait militaire de la région, à un moment où l’escalade régionale a atteint son paroxysme.
C’est dans ce contexte que s’ouvre aujourd’hui à New York une réunion entre Donald Trump et les dirigeants du Golfe pour discuter de cette question, des options militaires et de la vision politique pour l’après-crise.
À cet égard, CNN a révélé d’importantes informations. Un responsable au fait de la position saoudienne a déclaré que Riyad a signifié clairement à l’administration Trump que le moment n’est absolument pas venu de discuter d’une réduction de la présence militaire américaine, alors que les attaques s’étendent dans la région.
Ce même responsable a indiqué que le Conseil de coopération du Golfe s’efforce fermement d’afficher un front uni face à l’Iran.
Il estime par ailleurs que le discours américain sur une réduction de la présence militaire sert directement les intérêts de Téhéran, précisant que les Iraniens recherchent des titres annonçant un retrait ou une diminution des forces américaines du Koweït et d’Arabie saoudite.
Par ailleurs, trois sources informées des discussions au sein du département américain de la Défense ont révélé que de hauts responsables du Pentagone ont clairement fait savoir en privé qu’ils souhaitent réduire la présence militaire américaine dans plusieurs pays du Golfe, dans le cadre d’une orientation plus large visant à transférer une plus grande partie de la charge défensive aux partenaires régionaux.
Le rapport réaffirme en outre une information antérieure de la chaîne selon laquelle le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avait demandé à Trump de mener des frappes contre Ansarullah après le ciblage des installations pétrolières et des routes d’exportation saoudiennes, une demande que Trump a refusée.
Malgré ce refus de mener des frappes, la chaîne indique que les États-Unis continuent de fournir aux forces saoudiennes un soutien en matière de renseignement et de désignation des cibles.
L’Arabie saoudite est ainsi confrontée à ce qui pourrait être la plus vaste menace sécuritaire à laquelle elle fait face depuis la guerre du Golfe en 1991, au moment même où la disposition de Trump à intervenir militairement et directement en sa faveur s’affaiblit.
Le rapport établit un lien entre ce refus et un débat américain plus large sur une réduction à long terme de la présence militaire dans le Golfe, faisant de la crise actuelle un test direct pour le modèle de sécurité du Golfe en vigueur depuis 1991, fondé sur l’accueil des forces américaines et l’achat d’armes américaines en échange de la dissuasion et de la protection.
Source : Médias
