mercredi, 23/09/2026   
   Beyrouth 07:43

Al-Charaa : « Israël » mène des agressions répétées contre le territoire syrien et en occupe une partie.

Le président syrien a confirmé, lors d’une session de dialogue au Conseil atlantique à New York consacrée à l’avenir de la Syrie, que depuis la chute de l’ancien régime, « Israël » mène des agressions répétées sur le territoire syrien et en occupe une partie.

Ahmad al-Charaa a précisé que la Syrie, de son côté, a fait le choix de la diplomatie et a recours au dialogue en s’appuyant sur des pays amis.

Il a déclaré que l’orientation de la Syrie consiste à libérer le pays de toute présence de bases étrangères, à préserver l’unité nationale et à coopérer avec l’ensemble des États pour permettre à l’État syrien de garantir l’unité de son territoire et son indépendance. Il s’agit également d’œuvrer en faveur d’une paix durable dans la région entre la Syrie et « Israël », à condition que les droits syriens soient garantis et que les terres syriennes ne soient pas occupées, car cela ne constitue pas une paix ; la paix ne peut advenir que lorsque les droits syriens seront recouvrés.

Al-Charaa a souligné que toute présence militaire sur le territoire syrien doit avoir une qualification juridique approuvée par l’Assemblée du peuple ainsi qu’un cadre légal préservant les droits de l’État syrien, précisant qu’à court terme, la Syrie n’a pas besoin de bases militaires étrangères.

Il a indiqué que le dialogue avec la Russie a abouti à un accord prévoyant la réduction du nombre de bases à deux, avec un engagement commun à les transformer en bases d’entraînement pour l’armée syrienne.

Il a ajouté que les forces turques sont entrées en Syrie dans des circonstances particulières liées à la sécurité de la frontière turque, alors que la région était embrasée par les conflits et les guerres, précisant que le nombre de bases présentes dans le nord-ouest de la Syrie a diminué et que les discussions se poursuivent avec elles pour définir le statut juridique de cette présence.

Par ailleurs, il a indiqué que des efforts sont déployés pour assurer un corridor sécurisé pour les exportations de pétrole irakien via les ports syriens, et qu’il existe un projet stratégique de construction d’un oléoduc reliant les gisements pétroliers irakiens aux ports syriens, afin de faciliter les exportations et d’éviter le passage par le détroit d’Ormuz.

Il a aussi dit que les relations sont très bonnes avec la région du Kurdistan, qu’il existe des intérêts économiques, politiques et sécuritaires communs, et qu’il entretient une excellente relation avec le président Massoud Barzani, qui a largement contribué à stabiliser la situation en Syrie et à favoriser l’intégration des FDS (Forces démocratiques syriennes) au sein de l’État syrien.

Il a en outre affirmé que définir les politiques d’« Israël » à l’égard de la Syrie sur le modèle de ce qui s’est passé à Gaza est une voie erronée, car l’exagération des craintes engendre les dangers, et quiconque souhaite préserver sa sécurité doit respecter celle des autres.

Commentant la décision de Trump d’accorder le Golan à ‘Israël’, Al-Charaa a déclaré : « Le Golan appartient à ses habitants et nul n’a le droit de le céder à autrui. »

Source : Médias