vendredi, 25/09/2026   
   Beyrouth 01:25

Al-Charaa assure que « le plateau du Golan est un territoire syrien ». « Il fait partie d’Israël » réplique Katz

Le président syrien par intérim Ahmad al-Charaa a réaffirmé le droit de son pays sur le Golan occupé par Israël lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, son deuxième discours de ce type en deux ans depuis son entrée en fonction.

Al-Charaa a affirmé que « les principes nationaux se trouvent de plus en plus enracinés par la force du droit et la volonté du peuple. Aucune tentative d’imposer une nouvelle réalité ne peut saper la légitimité de notre État, la souveraineté de nos lois, ni l’application du droit international… Le Golan restera territoire syrien, et toutes les mesures d’annexion sont nulles et non avenues en vertu de la résolution 497 du Conseil de sécurité. »

Il a réaffirmé son engagement envers l’Accord de désengagement de 1974, appelant les forces d’occupation israéliennes à se retirer aux lignes fixées au 8 décembre 2024.

Il a poursuivi : « Aujourd’hui, Israël fait preuve d’un comportement aberrant en attaquant la Syrie avec près de 500 frappes aériennes et bombardements d’artillerie, plus de 1 200 incursions et environ 300 arrestations et détentions de Syriens. »

Il a ajouté que ces attaques « menacent la stabilité de la Syrie et vont à l’encontre de la direction prise par le monde entier ».

Israël a considéré cet accord comme nul et non avenu avec la chute du régime précédent et a entrepris d’occuper de vastes zones dans le sud du pays, notamment le sommet de Jabal al-Cheikh (mont Hermon) et des sources d’eau douce. Il a également imposé un contrôle de sécurité et de tir sur de vastes zones du sud, jusqu’aux abords de la capitale, Damas.

Les déclarations d’Al-Charaa interviennent au lendemain de propos similaires tenus lors d’une table ronde animée par l’ancien responsable américain Brett McGurk et organisée par le Projet Syrie de l’Atlantic Council à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Il a indiqué avoir demandé, sur le ton de la plaisanterie, à Trump : « Pourquoi leur donnez-vous le Golan ? Vous n’en êtes même pas propriétaire. Si vous tenez absolument à leur donner des terres, le New Jersey, je crois, est un État démocrate… Il vaut mieux leur donner le New Jersey que le Golan. Il (Trump) est propriétaire du New Jersey, mais pas du Golan… Le Golan appartient à son peuple, et ni le président syrien, ni le président américain, ni personne d’autre n’a le droit de le céder à qui que ce soit. »

Donald Trump avait reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan en 2019.

Sans tarder, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a répondu mercredi au président syrien, assurant que le plateau stratégique était au contraire « une partie intégrante et éternelle d’Israël » et exclu tout retrait de Tsahal du mont Hermon et de la zone de sécurité en territoire syrien.

« Nous ne nous retirerons pas du mont Hermon ni de la zone de sécurité », a déclaré le ministre. Il a rappelé que ces secteurs occupés par Israël lors de la guerre en 1973, avaient été restitués à la Syrie dans le cadre de l’accord de désengagement de 1974. Selon lui, les conditions de cet accord ont depuis été violées, notamment lorsque la Syrie est devenue « une base iranienne et une menace pour Israël et ses frontières ».

Source : Médias