samedi, 26/09/2026   
   Beyrouth 16:05

Manifestation à Genève exigeant la divulgation du sort des prisonniers et des personnes disparues libanaises

La ville de Genève a été le théâtre d’un rassemblement de solidarité devant le siège des Nations Unies, à l’invitation du « Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture », afin d’exiger la divulgation du sort des prisonniers, détenus et disparus libanais, d’appeler à la protection des civils, des enfants et des familles du Sud-Liban, et de rejeter la démolition de maisons, le terrassement des terres et la destruction de villages et de biens civils.

Selon le quotidien libanais al-Akhbar, le sit-in a rassemblé de nombreux militants des droits de l’homme et des membres des communautés libanaise et arabe, ainsi que des personnes solidaires de la cause des prisonniers et des droits des civils.

Raja Ammar, représentante du Centre Khiam en Suisse, a affirmé que « cette manifestation vise à sensibiliser les institutions internationales au sort du Sud-Liban et de sa population, en particulier les enfants, les familles et les civils qui ont souffert de la peur, du déplacement et de la perte de leurs proches et de leurs biens ».

Elle a souligné que « la question des détenus, des prisonniers et des personnes disparues libanaises est au cœur de ce mouvement », exhortant la communauté internationale « à œuvrer pour déterminer leur sort et garantir leurs droits et leur dignité ».

Le discours d’Ammar comprenait une série de demandes et de recommandations, notamment : « Protéger les civils et les enfants et garantir leur sécurité conformément au droit international humanitaire ; protéger les habitations et les infrastructures civiles et empêcher que la population ne soit exposée au risque de déplacement ou de perte d’abri ; assurer le retour sûr et digne des personnes déplacées dans leurs villages et leurs foyers ; œuvrer à la reconstruction des zones sinistrées ; révéler le sort des détenus, prisonniers et personnes disparues libanais et informer leurs familles du sort de leurs enfants ; permettre aux instances humanitaires compétentes, en particulier le Comité international de la Croix-Rouge, d’accéder aux détenus, de vérifier leurs conditions de vie et de garantir leurs droits ; soutenir les familles touchées, en particulier les enfants, et leur assurer éducation, soins et soutien psychologique et social ; et que la communauté internationale assume ses responsabilités et assure un suivi sérieux de ces dossiers, sans laisser la souffrance des civils et des personnes disparues sans réponse. »

Pour sa part, Mohammad Tay, directeur de l’Observatoire des droits de l’homme de Qana, a évoqué les violations qui, selon lui, « touchent des civils, des enfants et des villages frontaliers du sud du Liban ». Il a indiqué que, d’après ses informations, « le Comité international de la Croix-Rouge n’a pas pu rendre visite aux citoyens libanais détenus en Israël depuis octobre 2023 ». Il a ajouté que « les familles libanaises ignorent toujours le sort de leurs fils, leur état de santé et leurs conditions de vie. Des informations font état de 35 Libanais toujours détenus en Israël, dont 20 civils, selon des médias qui ont cité début septembre, des sources sécuritaires et le Comité de suivi des prisonniers ».

Il a réclamé « d’autoriser au Comité international de la Croix-Rouge à rendre visite à tous les détenus libanais, à mettre fin aux attaques contre les civils et les infrastructures civiles, et à poursuivre le dossier des prisonniers et des détenus au niveau international ».

Pour sa part, Mohammad Safa, directeur du Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de torture a critiqué la « négligence des autorités libanaises dans le suivi du sort des prisonniers », appelant le gouvernement libanais à « accorder une plus grande priorité à ce dossier ».

Il a souligné que « cette action vise à tirer la sonnette d’alarme concernant le sort des prisonniers et des personnes disparues libanaises, et la nécessité d’empêcher que cette affaire ne reste sans suivi international ». Il a également rendu hommage, « à l’occasion du deuxième anniversaire du martyre du plus grand leader arabe depuis l’avènement de l’islam dans l’histoire du monde arabe, le guide, le maître des cœurs, le martyr Sayyed Hassan Nasrallah »

Source : Médias