Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a démenti que le pays ait l’intention de recourir à une riposte militaire aux restrictions imposées à son trafic aérien.
Le conseil a expliqué samedi dans un communiqué que Téhéran négocie avec les pays concernés pour lever ces restrictions, qu’il a qualifiées d’illégales.
Le communiqué ajoute que l’Iran dispose d’options non militaires pour répondre aux restrictions aériennes et qu’il mettra en œuvre ces options si nécessaire.
Vendredi, un conseiller du guide suprême iranien a déclaré que si Téhéran ne peut pas assurer de vols et obtenir des services aéroportuaires, alors personne d’autre dans la région ne le pourra non plus.
Mohammed Mokhber a écrit sur son compte de réseau social X que « notre stratégie est claire : soit le transport aérien dans la région est accessible à tous, soit il n’est accessible à personne. »
Ces déclarations interviennent au moment où plusieurs pays ont suspendu les vols iraniens à destination et en provenance de leur territoire.
En revanche, de compagnies aériennes iraniennes privées continuent d’assurer des vols internationaux, notamment vers la Chine, la Russie, la Turquie, ainsi que vers l’Arménie, selon le directeur de l’aéroport Imam Khomeiny.
L’aéroport de Téhéran Imam Khomeiny a assuré samedi que les vols vers la Turquie, la Malaisie, la Chine, le Pakistan, le Vietnam et l’Afghanistan se poursuivent conformément aux horaires prévus.
L’aéroport a précisé qu’à l’exception des vols annulés, notamment ceux à destination des Émirats arabes unis, de l’Irak, d’Oman et de la Géorgie, aucune nouvelle annulation de vol n’a été annoncée.
L’aéroport Imam Khomeiny de Téhéran a souligné ses efforts pour rouvrir prochainement les vols suspendus.
Le 8 septembre, le département du Trésor américain a imposé des sanctions à 27 compagnies aériennes iraniennes dans le cadre d’une campagne visant à isoler le secteur aérien iranien du système financier mondial.
En Irak, la fermeture des aéroports aux vols iraniens entrants et sortants, en particulier l’aéroport de Najaf, a suscité une vague de condamnations de la part des autorités officielles, des factions et des autorités religieuses du pays, qui ont appelé à corriger cette erreur et à rejeter les diktats de Washington.
Source : Médias
