vendredi, 02/10/2026   
   Beyrouth 16:17

« Sayyed al-Hachemi » : La biographie du martyr Sayyed Hachem Safieddine, de sa naissance à son martyre

La télévision Al-Manar a présente jeudi la projection du documentaire qu’elle a réalisée sur la biographie du secrétaire général martyr sayyed Hachem Safieddine dans la salle Risalate (Messages) dans la banlieue sud de Beyrouth en présence d’un parterre de personnalités médiatiques et d’experts du monde de la culture et de la politique.

Le Hezbollah a annoncé le martyre de sayyed Safieddine le 23 octobre 2024, après un raid israélien perpétré le 5 octobre.

Le documentaire intitulé « Sayyed al-Hachemi », retrace en six épisodes, répartis sur deux saisons la biographie du dirigeant martyr, depuis son enfance et ses débuts, en passant par les étapes marquantes de sa vie, ses réussites académiques et sa carrière, jusqu’à son martyre.

Il comprend des photos, témoignages et documents épars, révélant de nombreux détails de sa vie restés dans l’ombre.

Les invités ont pu visionner le premier épisode avant sa diffusion sur la chaîne lundi prochain à 20h30. Les deuxième et troisième épisodes seront diffusés dans les deux semaines suivantes, et la deuxième saison s’achèvera avec trois épisodes plus tard dans l’année.

« Un témoignage de loyauté »

Avant le début de la diffusion de la biographie, le directeur général de la chaîne Al-Manar TV, Ibrahim Farhat, a pris la parole pour confirmer que cette œuvre rend hommage à M. Hachem Safieddine, à son parcours et à ses sacrifices.

 « Ce n’est qu’un modeste témoignage de notre loyauté envers ce Sayyed, envers son parcours béni et envers ses immenses sacrifices pour notre nation et notre communauté. Je tiens également à préciser que nous avons finalisé le synopsis d’un documentaire consacré à Son Éminence Sayyed Hassan Nasrallah, le maître de nos martyrs, et nous attendons, si Dieu le veut, le lancement imminent de ce projet afin de rendre hommage à ce grand leader. »

Lors d’un entretien avec le site web Al-Manar, le producteur, journaliste et chercheur du documentaire, Diaa Abu Taam, a déclaré que le documentaire n’était pas l’œuvre d’une seule personne, mais le fruit d’un travail d’équipe dont les rôles étaient intégrés entre la préparation, la recherche, le tournage, le montage et la production.

Il a ajouté que les conditions de guerre et la difficulté de joindre un grand nombre d’invités à l’intérieur et à l’extérieur du Liban ont retardé l’achèvement des trois épisodes restants, expliquant que la première saison se compose de trois épisodes commençant par la naissance de sayyed Hachem et son éducation jusqu’à son accession à la présidence du Conseil exécutif du Hezbollah, tandis que la deuxième saison traitera des étapes ultérieures de sa carrière.

Abu Taam a souligné que la surprise ne résidait pas seulement dans le processus de production, mais aussi dans la découverte de la personnalité elle-même, notant qu’il avait entamé le travail en croyant qu’il s’agissait d’un documentaire relativement facile, car il connaissait le dirigeant martyr avant qu’il ne prenne la présidence du Conseil exécutif, mais il a découvert au cours des recherches et de la préparation que ce qu’il savait de lui ne représentait qu’une partie de la réalité.

Il a déclaré que le public connaissait sayyed Hachem à travers ses apparitions médiatiques, sa position et ses responsabilités, tandis que les documents rassemblés révèlent d’autres aspects de sa personnalité, notamment en ce qui concerne son éducation académique et religieuse, et le parcours qui a accompagné sa vie au sein du Hezbollah.

« Une personnalité singulière et rare »

Après avoir visionné le premier épisode, le général de brigade Mounir Schéhadé a déclaré avoir été surpris par la personnalité de sayyed Hachem Safieddine, expliquant qu’il ne connaissait pas tous les détails de son histoire et de sa carrière, ni l’étendue de ses réalisations académiques.

Schéhadé a noté l’intérêt de sayyed Hachem pour les mathématiques et les matières scientifiques, soulignant que cet aspect l’avait surpris, d’autant plus qu’il avait choisi par la suite de poursuivre des études religieuses.

Le général Schéhadé a souligné que le parcours de sayyed Hachem, depuis ses débuts, révélait une personnalité singulière et rare, évoquant son rôle au sein du Hezbollah et de la résistance, jusqu’à sa prise pour cible par « Israël » et son martyre.

Pour sa part, la journaliste, écrivaine et professeure d’université Randali Jabbour a déclaré avoir entretenu une relation directe avec sayyed Safieddine, faisant référence à des réunions qui les ont réunis dans le cadre d’un travail de coordination entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre, où elle faisait partie des comités conjoints.

Elle a expliqué que ce type de travail permet aux gens de découvrir les personnalités qu’ils ont connues, non seulement telles qu’elles apparaissaient en public, mais aussi telles qu’elles étaient dans les détails de leur vie et de leur carrière.

Jabbour a souligné l’importance de documenter la vie et les contributions des martyrs à travers des documentaires, des reportages et des extraits vidéo, considérant que laisser cet héritage documenté permet aux nouvelles générations de connaître leurs positions, leurs orientations et leurs enseignements.

Source : Al-Manar