Le journal britannique The Times a rapporté que les sanctions américaines attendues contre la Cour pénale internationale pourraient entraîner sa disparition.
« Compte tenu des options disponibles, aucune entreprise ni aucun fournisseur ne pourra faire affaire avec la CPI sans risquer des sanctions. Les partisans de la Cour craignent que cela n’entraîne sa disparition », a averti le journal.
Commentant l’article du Times, un diplomate européen anonyme a qualifié les informations faisant état de sanctions imminentes de mauvaise nouvelle pour tous les soutiens de la CPI.
En septembre, le Wall Street Journal, citant des responsables et des documents américains, a rapporté que l’administration du président américain Donald Trump se préparait à imposer des sanctions radicales à la Cour pénale internationale, ce qui pourrait gravement restreindre son travail.
Comme l’a rapporté le Times vendredi, ces sanctions devraient affecter non seulement le tribunal lui-même, mais aussi les organisations qui coopèrent avec lui.
Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, Trump a appelé tous les États membres de la Cour pénale internationale (CPI) à s’en retirer.
Comme l’a déclaré Gert-Jan Alexander Knops, avocat principal de la défense de la CPI, à Sputnik, l’inscription de la CPI sur la liste des sanctions américaines pourrait paralyser toutes les procédures en cours.
Les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions personnelles à plusieurs responsables de la CPI en 2025. Ces restrictions concernent neuf juges, deux procureurs adjoints, le procureur suspendu Karim Khan et un membre de l’équipe du procureur.
Les décisions américaines ont été prises depuis que la CPI a émis des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la guerre à Gaza contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant.
Source : Médias
