dimanche, 04/10/2026   
   Beyrouth 11:56

Fadlallah : l’Etat devrait assurer sa présence dans le sud avant d’aborder la question du monopole des armes

Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc parlementaire du Hezbollah Loyauté à la Résistance, a souligné que les autorités libanaises devaient garantir la présence de l’État dans le sud avant d’aborder la question du monopole des armes et les décisions relatives à la guerre et à la paix.

Il a affirmé que si les autorités étaient incapables de protéger la population, elles n’avaient pas le droit de l’empêcher de se défendre. Il a également annoncé être prêt à engager un dialogue sur une stratégie de sécurité nationale après le retrait israélien.

Dans une interview accordée à la chaîne Al-Mayadeen TV, Fadlallah s’est adressé aux autorités en déclarant : « Donnez-moi un État dans le sud avant de parler de restriction des armes, de guerre et de paix », les accusant de ne pas se soucier du sud et soulignant qu’« il n’est pas possible de gouverner le pays en s’aliénant la moitié du peuple libanais ».

Concernant la question des dommages de guerre, il a souligné que le gouvernement devait agir, notant qu’un prêt de la Banque mondiale relatif à ce sujet n’avait pas encore été décaissé, qualifiant ce retard de « procrastination en partie délibérée ». Il a ajouté que les fonds étaient disponibles pour le gouvernement, mais qu’il y avait « négligence intentionnelle ».

Il a expliqué que le Hezbollah est en train de mettre en œuvre la décision annoncée par le secrétaire général Cheikh Naïm Qassem concernant l’hébergement et les secours à la population, et a déclaré : « Nous ne parlerons pas des montants définitifs de l’aide à notre peuple dans le dossier de l’hébergement, car cela choquerait les Américains. »

Sur le plan régional, Fadlallah a affirmé que l’Iran avait instauré une dynamique de dissuasion dont les autorités libanaises auraient dû tirer parti, soulignant que « le pouvoir iranien ne peut être déstabilisé ». Il a ajouté que les autorités libanaises devaient négocier en leur nom propre, tout en exploitant l’influence iranienne.

Il a critiqué la manière dont l’« accord-cadre » avait été géré, estimant qu’il reposait sur le principe de la « simple signature », sans discussion approfondie ni consultation d’experts.

Source : Médias