dimanche, 04/10/2026   
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Tebboune confirme : La décision de rompre les relations avec les Émirats arabes unis est irréversible

Lors de sa rencontre régulière avec la presse nationale, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie maintenait sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis.

« Quand on prend une décision, on ne revient pas dessus », a-t-il assuré, soulignant que cette décision a été prise après que « la situation ait atteint un point de non-retour », faisant référence à l’ampleur des désaccords qui ont précédé l’annonce de cette rupture le mois dernier.

Alger a rompu le 10 septembre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, ordonné à leur ambassadeur de quitter le pays, et a décidé de fermer son espace aérien aux aéronefs émiratis, à l’exception des vols commerciaux, jusqu’à la fin de 2026.

Tebboune a accusé le gouvernement des Émirats arabes unis de tenter de contrôler l’Algérie, déclarant : « C’est nous qui avons fondé la compagnie pétrolière émiratie, et maintenant Abou Dhabi tente d’exercer une tyrannie pour nous dominer. »

Il a souligné l’importance de la souveraineté nationale, faisant remarquer que l’Algérie est « une terre sacrée pour laquelle des millions de martyrs se sont sacrifiés, et je n’ai aucun droit de la vendre à qui que ce soit ».

S’adressant à la partie émiratie, il a déclaré : « Si vous agissez dans le respect de la loi, vous êtes les bienvenus ; vous êtes plus méritants que d’autres. Mais si vous tentez d’agir de manière tyrannique, vous vous trompez. »

Cette crise diplomatique survient après des années de tensions croissantes entre l’Algérie et Abou Dhabi, liées à des désaccords sur plusieurs dossiers régionaux, notamment le Sahara occidental, la Libye et le Sahel, ainsi qu’à l’opposition de l’Algérie aux relations étroites que les Émirats arabes unis entretiennent avec le Maroc et Israël.

Pendant son point de presse, le président algérien a évoqué les droits du peuple sahraoui, soulignant que nul ne peut les contraindre à y renoncer. Il a noté que le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à une solution acceptable à la fois pour le Front Polisario et le Maroc, et a considéré l’Algérie et la Mauritanie comme des États observateurs en la matière.

Il a également expliqué que l’Algérie exprime son opinion lorsqu’elle est consultée par ses amis américains, mais que la décision finale revient au peuple sahraoui qui négocie avec le Maroc au sujet de ses droits.

Le mois de février dernier, Tebboune avait révélé, pour la première fois, une tentative d’ingérence étrangère dans les élections algériennes, faisant allusion aux Émirats arabes unis sans les nommer.

« Il y a un pays – si je ne puis dire un État – qui a voulu s’ingérer dans nos deux premières élections (en référence aux élections présidentielles). Ils s’immiscent dans toutes sortes d’affaires et menacent d’appauvrir l’Algérie par le biais d’un arbitrage international. Qu’ils aillent en arbitrage s’ils le souhaitent. Ne nous faites pas regretter de vous avoir connus », avait-il déclaré à la télévision algérienne assurant que « les relations de son pays avec les États du Golfe étaient excellentes, à une exception près ».

Il a poursuivi : « Nous espérons continuer à œuvrer pour la stabilité et le bien, et quiconque complote contre nous tombera dans le piège de ses propres méfaits ».

Source : Médias