Le président du Conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Ali Damouch, a affirmé lors d’un rassemblement scout organisé par la délégation de Beyrouth des Scouts de l’Imam Mahdi: « Face à l’occupation, aux agressions contre notre pays, à la politique de destruction, de rasage et d’anéantissement de la vie civile dans nos villages frontaliers, face aux ambitions de l’ennemi sur notre terre, et devant l’incapacité de l’État — hier comme aujourd’hui — à assumer ses responsabilités, notre peuple n’a eu et n’a d’autre choix que de défendre sa terre et de s’attacher à sa résistance héroïque. »
Il a ajouté : « Notre cause centrale aujourd’hui est le Sud, et elle doit être la cause de toute la nation. La libération de sa terre, le retour de ses habitants et sa reconstruction constituent une responsabilité nationale collective, qui incombe à l’État, à la Résistance et à tous les citoyens dévoués. La Résistance offre le sang de l’élite de sa jeunesse au service de cette cause. Notre priorité absolue reste la population — ce peuple résilient, martyr et fidèle — et nous ne ménagerons aucun effort pour le servir et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour soulager ses souffrances. »
Il a poursuivi à l’adresse de la population : « Personne ne pourra porter atteinte à votre dignité, votre fierté et votre présence au sein de cette patrie qui nous est chère. Si nous traversons une phase difficile marquée par d’immenses défis, nous avons déjà surmonté de nombreuses épreuves grâce à la coopération, la solidarité et l’attachement à nos valeurs et à notre terre. Nous sortirons de cette crise plus présents et plus forts, attachés à nos droits et à notre partenariat national. »
Et de renchérir: « Aujourd’hui, face à la campagne de désinformation et de falsification des réalités présentes et passées concernant la Résistance et la décision de la guerre et de la paix, nous disons à tous : notre peuple a toujours été et reste en position de défense de sa terre. C’est l’ennemi qui a déclenché les guerres, perpétré les agressions et occupé le territoire. La Résistance n’est pas une armée régulière ; elle est une résistance populaire disposant de ses propres moyens et méthodes pour épuiser l’ennemi et le contraindre à se retirer de nos terres. S’il parvient aujourd’hui à réoccuper certains villages, bourgs ou régions, cela ne signifie en aucun cas le triomphe de son projet ni la fin du besoin de la Résistance. Bien au contraire, la Résistance devient plus que jamais une nécessité nationale pour libérer la terre et recouvrer la souveraineté. »
Il a souligné que le pouvoir au Liban n’a proposé aucune option politique permettant de libérer le territoire, d’assurer le retour des habitants et la reconstruction, ajoutant : « Ce qu’il a offert constitue une concession dangereuse d’une partie chère de notre territoire national, un abandon de la souveraineté et une consécration de l’occupation par un accord officiel. Cela représente le plus grand coup porté au concept d’un État responsable de la protection de sa souveraineté, dépouillant l’État de sa prérogative la plus essentielle : la souveraineté sur son sol. C’est pourquoi cet accord est rejeté par la majorité des Libanais, et le pouvoir n’a trouvé personne pour le défendre tant il sert exclusivement les intérêts de l’ennemi. »
Cheikh Damouch a en outre indiqué que : « L’alternative à cette trajectoire réside dans le retour au véritable concept d’État, c’est-à-dire le respect de la Constitution, du Document d’entente nationale, et le rassemblement des Libanais au lieu de leur division, ainsi que le retrait des mesures prises par le pouvoir contre notre résistance. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons ouvrir les portes du dialogue interne pour parvenir à une position nationale commune. Nous ne sommes pas opposés au dialogue, nous sommes les partisans du dialogue car nous détenons les arguments, les preuves et la logique ; mais nous ne voyons aucun sens à reprendre le dialogue avec le pouvoir tant qu’il ne revient pas sur ses décisions criminalisant la Résistance. »
Et de conclure: « Nous sommes favorables à un dialogue utile, précédé d’un geste de bonne volonté et de mesures concrètes, et non de simples promesses. Sans la rectification de la ligne hostile à la Résistance et à son peuple adoptée par ce pouvoir dès le départ jusqu’à l’accord-cadre, aucun résultat ne pourra être espéré. Toute rencontre sans le traitement des causes de la rupture laisserait croire que nous avons accepté l’ensemble des résultats, décisions et positions pris par ce pouvoir, ce que nous ne saurions accepter. C me pourquoi, et afin de rendre le dialogue constructif, nous invitons le pouvoir à cesser de cumuler les échecs et à revenir sur les décisions injustes prises à l’encontre de notre peuple, de sorte que nous puissions nous réunir sur des bases claires. »
Source : Médias
