
Le grand mufti Jaafarite au Liban, Cheikh Ahmad Qabalan, a répondu aux propos provocateurs de la députée Paula Yacoubian. Cette dernière a qualifié de « grand Satan » la plus haute autorité religieuse des musulmans chiites, l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei.
« La députée Paula Yaacoubian a adopté une position que l’on ne peut qualifier que de haine, fruit d’une crise de pensée politique, culturelle et morale, visant à attaquer une autorité islamique mondiale de premier plan qui s’oppose à une tyrannie mondiale qui massacre des peuples vulnérables », a affirmé le Cheikh Qabalan.
Et de renchérir : « l’Ayatollah Khamenei constitue un refuge moral et juridique, une valeur intellectuelle et une autorité de premier plan dans ce monde, et son éclat ne saurait être terni par les insultes de ceux qui sont guidés par l’insulte, la dépravation et l’égarement. »
Cheikh Qabalan a souligné que « cette position honteuse adoptée par Mme Yaacoubian sape les valeurs juridiques, morales et de partenariat national qui fondent cette nation et l’espace intellectuel de ce monde. Il n’y a pas de plus grande honte que de faire peser sur le peuple le fardeau de cette discorde abjecte et de réduire à néant ce qui reste de tolérance dans cette patrie. »
Les propos de Yaacoubian une violation flagrante de la Constitution

Pour sa part, le député Rami Abou Hamdan, membre du Bloc Fidélité à la Résistance, a réagi aux propos scandaleux de Yaacoubian.
« Les insultes répréhensibles proférées par la députée Paula Yaacoubian à l’encontre des érudits religieux musulmans, et sa description des personnes impliquées en politique comme étant le ‘Grand Satan’, constituent une attaque flagrante et inadmissible contre notre noble religion, notre Prophète et ses compagnons. Il s’agit également d’une grave insulte au système de valeurs et aux principes moraux qui devraient guider le discours des responsables politiques, principes que cette députée semble avoir pervertis jusqu’aux abîmes de la dépravation et de la transgression envers l’islam et ses symboles », a affirmé M.Abou Hamdan dans un communiqué.
Et d’ajouter : « Ces propos honteux constituent une violation manifeste de la Constitution et des lois en vigueur qui protègent les religions et interdisent les attaques ou les incitations à la haine. Ils contredisent également de manière flagrante les valeurs de coexistence et de respect des religions et de leurs symboles. »
« Par conséquent, ce comportement, non encadré par aucun contrôle ni aucune valeur, ne peut être considéré comme une simple opinion passagère, mais exige au contraire une action juridique décisive et requiert l’intervention des autorités compétentes dans le cadre constitutionnel », a-t-il conclu.
