Mohammed Barakeh, ancien président du Comité de suivi supérieur des citoyens arabes en « Israël », a confirmé l’existence d’indices clairs indiquant qu’aucun des deux camps politiques en « Israël » ne dispose de la majorité.
Barakeh, membre du Front démocratique pour la paix et l’égalité (Hadash), a souligné que les deux listes arabes joueraient un rôle décisif dans la formation du prochain gouvernement.
« Nous voulons faire tomber Netanyahu », a déclaré Barakeh, précisant toutefois que cela ne signifie pas nécessairement que le vote arabe ira au chef du parti Yeshar et figure de l’opposition, Gadi Eizenkot ; il a appelé à voter pour renverser le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qu’il a qualifié de « criminel ».
Dans ses déclarations à la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen, Barakeh a ajouté qu’une participation de 70 % des Palestiniens au scrutin empêcherait Netanyahu de reformer un gouvernement.
Concernant la Liste commune, Barakeh a expliqué qu’il aurait souhaité une liste regroupant les quatre formations, incluant également la « Liste unifiée » (Ra’am).
Il a fait remarquer que la Liste unifiée mise sur une participation au prochain gouvernement, alors qu’il serait possible d’offrir un filet de sécurité à un futur gouvernement répondant aux revendications arabes, sans pour autant y siéger.
Barakeh a insisté sur la nécessité d’affirmer sa présence et de rester attaché aux principes fondamentaux lorsqu’il est question du prochain gouvernement, notant qu’Eizenkot souhaite former un gouvernement sioniste tout en ayant besoin des voix arabes, ce qui ouvre la voie à des négociations sur les revendications arabes. Il a indiqué que la Liste unifiée (Raam) a refusé de participer à la Liste commune car cela entraverait son entrée au sein du prochain gouvernement, exhortant les électeurs arabes à ne pas voter pour des partis sionistes s’ils ne sont pas convaincus par le programme de la Liste commune».
Décrivant le paysage politique de l’entité occupante, Barakeh a estimé que la société israélienne a basculé dans un fascisme profond et que Netanyahu joue sur la peur des Arabes pour galvaniser la droite.
Il a expliqué que les appareils judiciaire et sécuritaire en « Israël » sont désormais aux mains de la droite israélienne et se sont transformés en instruments d’hostilité envers les Palestiniens.
Barakeh a mis en garde contre la volonté de la droite israélienne de déplacer les Palestiniens hors de toute la Palestine, estimant que ce projet a débuté par l’extermination en cours dans la bande de Gaza.
Tout en exprimant son inquiétude face aux plans du gouvernement israélien, Barakeh a souligné que « les Palestiniens n’ont pas peur et feront face à ces projets ».
De son côté, le président du Mouvement arabe pour le changement, Ahmad Tibi, a précisé que la « Liste commune » vise à faire chuter Netanyahu, tout en insistant sur le fait que sa position est claire : elle ne participera pas au prochain gouvernement.
Dans un entretien accordé à Al-Mayadeen, Tibi a ajouté que la Liste commune souhaite modifier les politiques du futur gouvernement, tout en réaffirmant que sa position repose sur la non-participation à celui-ci.
Sur le plan intérieur, Tibi a souligné que la question de la criminalité organisée au sein de la société arabe figure en tête des problèmes que la Liste commune cherche à résoudre, indiquant qu’un plan détaillé a été élaboré pour y faire face.
Enfin, Tibi a appelé les masses arabes à voter massivement pour faire tomber le gouvernement.
Source : Médias
