Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a qualifié les sanctions américaines visant la Cour pénale internationale (CPI) de « coup dur pour la justice internationale ».
De son côté, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a condamné les sanctions américaines imposées à la Cour, les jugeant « inacceptables ».
Dans ce contexte, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur soutien à la CPI, alors que Washington s’apprête à élargir la portée des sanctions qui la visent.
Cette condamnation onusienne des sanctions américaines contre la CPI intervient dans un contexte d’intensification des pressions exercées par les États-Unis sur la Cour et ses responsables, en raison des enquêtes menées par cette dernière sur des crimes internationaux, y compris des affaires impliquant les États-Unis et « Israël ».
Le 6 février 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret imposant des sanctions à la Cour, justifiant cette mesure par ce qu’il a qualifié d’actions illégitimes visant les États-Unis et leur allié, Israël, notamment l’émission de mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien ministre de la Guerre Yoav Gallant.
Washington a fait valoir que la Cour n’avait aucune compétence juridictionnelle sur les États-Unis et « Israël », ces deux pays n’étant pas parties au Statut de Rome.
Source : Médias
