lundi, 12/10/2026   
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France : Mélenchon défend le droit de vote à 16 ans sur fond de mobilisation lycéenne

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, a défendu dimanche, à Clermont-Ferrand, l’instauration du droit de vote à 16 ans, alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent en France. 

« Il nous faut le droit de vote à 16 ans », a-t-il déclaré, estimant que cette mesure renforcerait « le devoir de respect à l’égard de la jeunesse ».

Le leader insoumis a consacré une partie de son intervention aux revendications des lycéens et des étudiants, dénonçant la mise en concurrence des établissements et des élèves, ainsi que la dégradation des conditions d’enseignement.

« Le savoir n’est pas une marchandise. Le jour où il le devient, nous entrons dans une société obscurantiste », a-t-il réaffirmé.

Il a également vivement critiqué Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur, qu’il a qualifiée d’« école du vice ». Selon lui, le système pousse les candidats à multiplier les choix de formation sans nécessairement avoir un projet correspondant à chacun d’entre eux.

« Nous ne sommes pas pour la sélection. Nous sommes pour l’éducation. Nous sommes pour l’enseignement. Nous sommes pour l’acquisition des savoirs », a-t-il insisté, sans détailler, à ce stade, son programme éducatif.

À l’approche du débat budgétaire à l’Assemblée nationale, Mélenchon a défendu sa proposition d’annuler la part de la dette française détenue par la Banque centrale européenne (BCE).

Il a présenté cette mesure comme un moyen de dégager des marges de manœuvre financières et affirmé qu’il chercherait, si nécessaire, d’autres sources de financement que les marchés financiers internationaux.

Mélenchon a par ailleurs dénoncé la pression exercée par les fonds spéculatifs sur la France et accusé Emmanuel Macron et ses prédécesseurs d’avoir aggravé l’endettement du pays.

Le leader de La France insoumise (LFI) s’en est également pris au président du Medef, Patrick Martin, auquel il attribue l’intention de quitter la France en cas de victoire de LFI.

« Ce n’est pas ce que disent les petits patrons ! Ils n’ont pas la possibilité de s’en aller et ne le veulent pas ! », a-t-il lancé, accusant des « élites irresponsables » de trahir leur pays.

Il a promis de mieux représenter les petites entreprises et les acteurs de l’économie sociale et solidaire, et de leur permettre de bénéficier d’aides publiques à condition qu’ils s’inscrivent dans les objectifs de sa planification.

Sur le plan international, le candidat a réaffirmé son opposition à une implication de la France en tant que cobelligérante en Ukraine ou en Arabie saoudite.

« Nous sommes les partisans du non-alignement. Nous voulons décider par nous-mêmes de ce que nous faisons, comment nous le faisons, et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire », a-t-il déclaré.

Mélenchon dénonce la position de la France sur Gaza et l’accuse de « complicité » avec les « crimes israéliens ». Il a appelé à mettre fin au génocide à Gaza et au carnage partout où il se produit, plaçant la recherche de la paix au cœur de son discours.

Source : Médias