7 millions de Français, soit 13 % de la population, ont du mal à se nourrir. L’étude publiée ce lundi 12 octobre par Action contre la Faim confirme les études précédentes : la pauvreté touche de plus en plus de personnes en France et se nourrir est devenu difficile pour certaines familles.
Cette étude indique également que les jeunes adultes sont les plus susceptibles de se retrouver dans cette situation. L’institut OpinionWay révèle que les 18-24 ans sont en effet un sur quatre à manquer de nourriture, tandis que 47 % déclarent devoir régulièrement renoncer à certains aliments qu’ils aimeraient consommer.
Le succès du repas à un euro, disponible pour les étudiants depuis le 4 mai 2026, est sans doute révélateur. Les demandes auprès des restaurants universitaires ont augmenté de 48 %. 1,3 million de repas supplémentaires ont été servis depuis la rentrée par rapport à celle de 2025.
Le vendredi 16 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, Action contre la Faim pose la question suivante : faut-il instaurer un droit à l’alimentation ?
L’ONG interroge son panel de 1 053 personnes sur le droit à l’alimentation, reconnu au niveau international depuis 46 ans.
86 % des personnes interrogées jugent importante l’adoption d’une loi garantissant l’accès à une « alimentation suffisante, saine, durable et choisie ».
« Une loi-cadre ne réglera pas tout du jour au lendemain. Mais elle permet de passer d’initiatives dispersées à une véritable politique publique du droit à l’alimentation, avec des objectifs, des moyens et des responsabilités clairement définis », estime Hélène Quéau, directrice de la Mission France de l’ONG.
Action contre la Faim demande, par exemple, de rendre la cantine scolaire accessible à tous, avec des tarifs adaptés aux ressources des familles.
Source : TRT
