Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, le général Mohsen Rezaei, a souligné qu’aucune quantité de matières nucléaires enrichies, aussi minime soit-elle, ne sortirait d’Iran ; elles demeureront au sein du pays.
Lors de sa rencontre, ce mardi, avec le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, le général Rezaei a déclaré que « ces matières nucléaires enrichies constituent un atout stratégique et une richesse nationale pour les Iraniens ».
Concernant les négociations, le général Rezaei a affirmé qu’il existe un consensus interne selon lequel celles-ci ne pourront avoir lieu tant que les États-Unis n’auront pas pris l’initiative de rétablir la confiance. Il a précisé que la première étape de ce processus de rétablissement de la confiance consiste, pour Washington, à satisfaire aux conditions posées par l’Iran.
De son côté, le général Munir a indiqué que les problèmes frontaliers entre l’Iran et le Pakistan avaient été entièrement résolus et que le poste-frontière avait rouvert ce matin, précisant qu’il s’agissait de questions frontalières temporaires et d’ordre technique.
Ghalibaf : Pas de confiance envers Washington sans la satisfaction de nos sept conditions
Lors de l’entretien entre le général Munir et le président de l’Assemblée consultative islamique d’Iran (le Parlement), Mohammad Baqer Ghalibaf, ce dernier a affirmé que Washington ne pourrait gagner la confiance de l’Iran qu’en remplissant ses sept conditions.
Ghalibaf a rappelé que l’administration du président américain Donald Trump avait violé le protocole d’accord et intensifié ses menaces ; par conséquent, « les fondements de la méfiance envers Washington sont plus ancrés que jamais ». Ghalibaf a souligné que Washington « s’est enlisé en raison de ses mauvais calculs et du déclenchement d’une guerre contre l’Iran », ajoutant qu’il lui incombe désormais de prendre les mesures nécessaires pour en sortir.
Il a par ailleurs affirmé que les menaces et les mouvements militaires américains « n’auront aucune incidence sur les décisions stratégiques de l’Iran ».
Le chef de l’armée pakistanaise est arrivé à Téhéran aujourd’hui ; une visite qui intervient alors que le Pakistan a joué un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran lors des pourparlers entre les deux parties.
Dans ce contexte de médiation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé à Téhéran hier, lundi. Il s’agit de sa première visite depuis le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, la Russie cherchant à jouer un rôle de médiateur pour mettre fin à la guerre.
Lavrov a souligné que les efforts de Moscou « visent à empêcher la résurgence d’une guerre à grande échelle », alors même que les pourparlers entre Téhéran et Washington se trouvent dans l’impasse.
Source : Médias
