mercredi, 21/10/2026   
   Beyrouth 14:05

Manifestations en France : des fake news véhiculés par des médias avant d’être démentis

Les jours qui ont suivi le 17 octobre ont été marqués par une avalanche d’informations fausses, de fake news majeures, a rapporté le site d’information français Libre penseur qui a fait état de trois affirmations particulièrement graves qui ont circulé massivement avant d’être démenties ou contestées par les services eux-mêmes.

Le site rapporte la révélation de Mediapart sur des consignes données au renseignement territorial pour incriminer La France insoumise. Un commissaire du renseignement territorial y affirme, dans des échanges écrits du 18 octobre, qu’on lui demande « texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT » !

Le ministère de l’Intérieur a démenti avoir donné de telles consignes, indique Libre penseur.

Des kalachnikovs qui n’existent pas

En parallèle, le site rend compte d’une autre information explosive qui a été lancée sur CNews.

Lara Tchekov, journaliste au JDD, a affirmé que des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion avaient été retrouvés entre les mains d’émeutiers proches de la « mouvance islamiste » ! Elle a cité la DGSI comme source et précisé que certains individus restaient en liberté à Paris, Marseille et Lyon.

La DGSI a formellement démenti l’information auprès de Libération et du Monde : « C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet ». !

Tchekov a ensuite nuancé en évoquant des « sources concordantes au sein du renseignement », tout en maintenant le fond de ses propos, cite Libre penseur selon lequel cette séquence montre à quel point une information non confirmée peut circuler à grande échelle avant d’être contredite par le service concerné.

Les commerces juifs incendiés

Le troisième fake news selon le site est la déclaration du journaliste Paul Amar sur CNews. Il a dit que dans une rue de Marseille, tous les commerces détenus par des juifs avaient été incendiés tandis que ceux tenus par des musulmans avaient été épargnés. Il a parlé d’un « degré de préparation » et d’adresses ciblées.

Or le SPCJ a indiqué qu’aucun élément ne permettait d’établir un ciblage lié à la communauté. Bruno Benjamin, président du CRIF Marseille-Provence, a affirmé sur Radio J que « tous les commerces ont été touchés, qu’ils soient juifs, non juifs ou musulmans. Finalement, ils n’ont pas fait de distinction ».

La police a également exclu tout lien avec une haine anti-juive.

Mardi, le site web de la chaine qatarie Al Jazeera avait fait état d’une campagne de désinformation menée sur les réseaux sociaux par des comptes israéliens et d’extrême droite pour associer les manifestations à la reconnaissance de la France de l’Etat de Palestine.  Dans une enquête, il a montré les images et vidéos falsifiées, réalisées à l’aide des outils de l’intelligence artificielle.

Source : Médias