La Défense civile de Gaza a annoncé samedi avoir reçu plus de 1 500 appels de détresse de citoyens dont les tentes et les abris ont été endommagés par la tempête dans différents gouvernorats de la bande de Gaza.
« En 12 heures seulement après le début de la première dépression, ont été inondées 70 000 tentes abritant des dizaines de milliers de personnes déplacées, des dizaines de murs se sont effondrés, faisant divers blessés, dont des blessés graves, dans différents gouvernorats du secteur », a déploré le bureau médiatique du gouvernement de Gaza.
Les premières estimations des pertes directes liées au début de cette dépression s’élèvent jusqu’à présent à environ 3 millions de dollars, a-t-il ajouté.
Selon lui, la responsabilité en incombe à « l’occupant pleinement responsable de ces répercussions désastreuses, en raison de la fermeture continue des points de passage et de l’interdiction de l’entrée des abris de base et des matériaux de reconstruction dont notre peuple a un besoin urgent. »
L’eau s’est infiltrée dans les tentes, abîmant les couvertures, les matelas et les vêtements, exposant enfants, femmes et personnes âgées au froid et à l’humidité.
Des citoyens ont été évacués sans blessés d’un immeuble de trois étages, dont une partie s’est effondrée, dans le camp de Nusseirat, selon les médias.
La Défense civile a mis en garde les résidents vivant dans des maisons et des bâtiments endommagés et délabrés contre les dangers liés au risque d’effondrements soudains.
Elle a indiqué être incapable de faire face seule à l’ampleur de la catastrophe, compte tenu du manque de ressources et d’équipements nécessaires pour pomper l’eau de pluie des zones où elle s’est accumulée.
Elle a appelé les institutions locales et internationales à unir leurs forces et à fournir une aide urgente sous forme de machines, d’équipements, de carburant et de secours.
Les risques ne se limitent pas aux dégâts matériels causés aux tentes et aux infiltrations d’eau. La destruction des infrastructures, des réseaux d’égouts et des systèmes de drainage des eaux pluviales durant la guerre dans la bande de Gaza aggrave la crise. Les routes endommagées, les décombres accumulés et les pénuries de carburant et de matériel entravent également le travail des municipalités et des équipes de la protection civile, limitant leur capacité à évacuer l’eau et à intervenir rapidement en cas d’urgence.
Début novembre, les estimations humanitaires avaient averti qu’environ 162 000 tentes devaient être remplacées en raison d’une pénurie de bâches, de matériaux de protection et d’abris, ce qui rend des milliers de familles vulnérables à des scènes de noyade répétées à chaque tempête.
Source : Médias
