lundi, 16/02/2026   
   Beyrouth 14:31

‘Israël’ approuve un plan d’enregistrement foncier en Cisjordanie occupée

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, fait état de son intention d'approuver plus de 3 000 logements dans le cadre du projet de colonisation E1 en Cisjordanie, entre Qods et Maale Adumim, le 14 août 2025. ©Flash90

Le cabinet israélien a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie occupée et à faciliter l’achat de terres par les colons, une initiative que les Palestiniens ont dénoncée comme constituant une « annexion de facto ».

Selon le radiodiffuseur public KAN, la proposition a été soumise par le ministre des Finances d’extrême droite Bezalel Smotrich, le ministre de la Justice Yariv Levin et le ministre de la Guerre Israël Katz.

Bezalel Smotrich a déclaré que la décision d’enregistrer les terres en Cisjordanie empêcherait toute mesure unilatérale et que le régime israélien serait responsable de « ses terres ».

« Nous continuons la révolution coloniale pour contrôler toutes nos terres », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre israélien de la Guerre, Israël Katz, s’est félicité de l’approbation de cette décision, affirmant que le cabinet israélien, pour la première fois depuis la guerre de 1967, avait autorisé le début de l’enregistrement foncier en Cisjordanie.

Il a déclaré que l’enregistrement foncier était « une mesure de sécurité essentielle visant à garantir le contrôle, l’application de la loi et la pleine liberté d’action d’Israël dans la région afin de protéger ses citoyens et de préserver ses intérêts nationaux ».

Les récentes mesures validées par le cabinet israélien prévoient notamment l’abrogation de certaines restrictions foncières datant de l’époque jordanienne, la réouverture des registres cadastraux et le transfert de certaines compétences en matière d’aménagement dans des parties de la Cisjordanie occupée.

Cette décision renforce le contrôle israélien sur le territoire, accélère l’expansion des colonies et fragilise davantage le cadre prévu par les accords d’Oslo. Elle suscite de vives inquiétudes au niveau international quant aux perspectives d’une solution à deux États.

Ces démarches sont perçues par certains acteurs internationaux comme un obstacle supplémentaire à la reprise du processus de paix et à la viabilité d’une telle solution.

Source : Avec PressTV