dimanche, 05/04/2026   
   Beyrouth 22:20

2ème jour des manœuvres navales : fermeture du détroit d’Ormuz. « Les armes pendant la guerre seront différents de celles des manœuvres », selon le CGRI

L’Iran va fermer ce mardi le détroit d’Ormuz pendant plusieurs heures afin de maintenir la sécurité et la navigation maritime, a rapporté l’agence de presse iranienne Fars news, au second jour des manœuvres navales du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) baptisées « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz ».

Lors d’une tournée aérienne de supervision de ces exercices, le commandant de la marine du CGRI, l’amiral Ali Reza Tangsiri, a déclaré : « Nous sommes prêts à tout moment à fermer le détroit d’Ormuz le plus rapidement possible ».

Il a assuré que « les armements qui arriveront sur le champ de bataille le jour de la guerre seront différents de ceux présentés lors des manœuvres ».

Lundi, le commandant des forces navales de l’armée iranienne, l’amiral Shahram Irani avait déclaré que ses forces surveillaient les mouvements ennemis 24 heures sur 24, soulignant qu’elles constituaient un « rempart imprenable » pour empêcher tout dommage contre le peuple iranien.

Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution, Mohammad Akbarzadeh, a quant à lui affirmé que tous les navires étrangers présents dans la région sont sous la surveillance totale des renseignements et se trouvent dans les limites des capacités de défense de Téhéran.

Selon des médias iraniens, des drones capables de frapper des cibles aériennes et maritimes ont participé aux manœuvres navales.

Interrogé sur les armes que l’Iran pourrait utiliser pour contrer une attaque américaine navale, le correspondant de la chaine qatarie en Iran a expliqué que le premier élément de ce scénario est le déploiement de mines marines, dont l’Iran aurait intensifié l’utilisation autour du détroit d’Ormuz. Ces mines permettent d’entraver la navigation des grands navires de guerre ou de les cibler lors de leur passage dans ce passage étroit.

Il a ajouté que Téhéran s’appuie également sur des missiles balistiques à ogives lourdes, dont certaines pèsent plus de 1 000 kilogrammes, ainsi que sur des missiles sol-sol conçus pour frapper des cibles mobiles. Ces capacités ont été testées lors d’exercices publics ces dernières années.

Il a souligné que cette tactique ne repose pas sur une frappe isolée, mais plutôt sur des attaques simultanées impliquant des vedettes rapides et des bateaux suicides équipés de missiles. L’objectif est de submerger la cible sous un déluge de feu capable de saturer les systèmes de défense aérienne et navale accompagnant le porte-avions.

D’après le journal israélien Maariv, Téhéran cherche par ces manœuvres, à faire comprendre que toute attaque contre son pays entraînerait une riposte visant l’économie mondiale.

Selon le journal, Israël estime que l’Iran signale une escalade qui débuterait par la fermeture du détroit d’Ormuz et pourrait inclure des attaques contre les bases américaines dans le Golfe, des frappes sur les installations pétrolières et gazières, voire des attaques sur le territoire israélien.

Source : Divers