samedi, 21/02/2026   
   Beyrouth 13:03

Liban : L’Arabie saoudite et la France reportent officiellement les élections !

Le chef du parlement libanais Nabih Berri

Le quotidien libanais Al-Akhbar a appris que le président Joseph Aoun et le président du Parlement, Nabih Berri, ont reçu, pour la première fois, des demandes directes de la France et de l’Arabie saoudite en faveur d’une prolongation du mandat du parlement et d’un report des élections d’au moins un an.

Selon les informations du quotidien libanais, les discussions ont débuté après le retour du Premier ministre Nawaf Salam de sa récente visite en France, au cours de laquelle il s’est entretenu avec ses homologues saoudiens.

À l’issue de ces discussions, il a informé des personnalités influentes avoir reçu des appels directs en faveur d’un report des élections et de son maintien au poste de Premier ministre.

Cependant, un visiteur du palais présidentiel a rapporté un élément nouveau : M. Aoun aurait reçu un message français l’exhortant à envisager un report des élections, arguant que le contexte intérieur n’est pas propice à un changement significatif et que le maintien du gouvernement de M. Salam contribuerait à la finalisation des réformes et du plan de désarmement.

Plus tard, un ministre de premier plan a rapporté que M.Berri a déclaré avoir délibérément durci le ton concernant les élections suite à une demande directe de l’Arabie saoudite pour une prolongation d’au moins un an.

Selon certaines sources, l’Arabie saoudite a accentué la pression après avoir été informée de la décision du Premier ministre Saad Hariri de se présenter aux élections, prétendant que le Liban traversait une période exceptionnelle et ne pouvait se permettre de geler le désarmement des milices ni la mise en œuvre des réformes. Ryad a également réaffirmé son soutien indéfectible au maintien de Salam au poste de Premier ministre.

Cependant, le dilemme résidait cette fois dans la position fondamentale concernant la prolongation du mandat parlementaire et le mécanisme à suivre.

M.Berri insiste pour que la demande de prolongation émane du gouvernement, et non du Parlement.

Il a informé les parties concernées que le tandem Hezbollah et Amal n’est pas prêt à participer à une quelconque proposition de prolongation, sans pour autant s’y opposer si le gouvernement soumet la proposition et que les principaux blocs, en particulier les alliés de l’Arabie saoudite — en référence aux Forces libanaises, au parti Kataeb, au Parti socialiste progressiste et aux députés sunnites — l’approuvent.