La chaine qatarie Al Jazeera a relayé l’annonce faite par le corps des Gardiens de la révolution iranienne (CGRI) du lancement et du déploiement d’un nouveau missile de défense aérienne lors des exercices navals « Contrôle intelligent » menés par leurs forces dans le détroit d’Ormuz.

Ce missile qui est version navale du missile de défense aérienne « Sayyad 3-G » a été lancé pour la première fois depuis la frégate « Sayyad Shirazi ».
Lancé verticalement depuis une altitude de combat de 30 kilomètres, il dispense le navire de se diriger vers la cible, ce qui lui confère une grande flexibilité tactique et une capacité de lancement rapide, lui permettant d’intercepter des attaques surprises.
Selon Al Jazeera, le missile atteint une vitesse de 6 700 kilomètres par heure. Cette vitesse impressionnante s’explique par le fait que tout missile intercepteur se doit d’être nettement plus rapide que sa cible. Sa portée est également considérable, atteignant 150 kilomètres, et il opère au sein d’un système de défense aérienne en réseau, sous commandement et contrôle unifiés ; il ne s’agit donc pas d’une plateforme indépendante.
Le missile iranien crée un parapluie ou un dôme de défense aérienne pour les navires de guerre d’un diamètre de 300 kilomètres, renforçant leur capacité de survie face aux menaces aériennes et élevant leur niveau de protection opérationnelle.
Haydar-110
Durant ces manœuvres, le patrouilleur rapide « Haydar-110 » de la marine du CGRI a été aperçu dans le golfe Persique.
Capable d’atteindre une vitesse de 110 nœuds et de lancer des missiles antinavires, ce bâtiment constitue un élément important de la stratégie de dissuasion navale dans les eaux étroites du Golfe.
Des missiles portables russes et des brouilleurs
Par ailleurs, le Financial Times, citant des documents russes ayant fuité, rapporte que l’Iran a conclu un accord avec la Russie pour la fourniture de missiles portables de pointe sur trois ans pour un montant de 500 millions d’euros.
L’accord entre Moscou et Téhéran prévoit la livraison par Moscou de 2 500 missiles 9M336 portables à Téhéran sur une période de trois ans.

Deux avions cargo russes ont désactivé leurs transpondeurs après être entrés dans l’espace aérien iranien, puis ont atterri à Téhéran, a rapporté ce dimanche le site AlMohoar sur Telegram.

Selon ce dernier, l’Iran a déployé le système de guerre électronique avancé Cobra-V8, une plateforme de conception nationale destinée à intercepter, analyser et brouiller les signaux radar et de reconnaissance ennemis.
Des S-200 à la place des S-300
Des médias ont indiqué que l’Iran a remplacé le système de défense aérienne S-300 endommagé de la base aérienne d’Ispahan par un système S-200.
La télévision israélienne Channel 12 a pour sa part, rapporté citant des responsables iraniens que des rampes de lancement de missiles balistiques ont été déployées le long de la frontière ouest et de la côte sud de l’Iran, plaçant ainsi des bases américaines et des cibles régionales à portée.

La Jordanie et les EAU, des cibles potentielles
Le journal iranien Al-Watan Emrouz a rapporté que la Jordanie est considérée comme une cible prioritaire pour l’Iran en raison de l’important déploiement de matériel militaire américain sur son territoire, estimant que les centres coopérant avec l’armée américaine, ainsi que les bases militaires, pourraient être visés.

Le journal a également indiqué qu’une attention particulière est portée aux Émirats arabes unis où ont été identifié des avoirs liés à Trump et à sa famille ainsi qu’en Arabie saoudite, au Koweït et à Bahreïn, les plaçant ainsi sur une liste de cibles potentielles prioritaires.
Un groupe de pirates informatiques iraniens appelé Handala a publié une liste de cibles potentielles pour l’entité sioniste siégeant aux Émirats arabes unis.

Un important déploiement militaire américain a été pris en photo en Jordanie. De même dans la base aérienne de l’Emir Sultan en Arabie saoudite.

Source : Divers