La capitale iranienne, Téhéran, ainsi que plusieurs autres villes et provinces, ont connu ce lundi matin de vastes manifestations populaires en soutien au pouvoir et en protestation « aux émeutes terroristes ».
الشعب الإيراني ينادي ، خامنائي أرواحنا فداء لك
— AHMAD SLMAN (@ahmadslmanx) January 12, 2026
الملايين في الساحات الان pic.twitter.com/R09kb8aWS6
Les manifestants affirment que ces émeutes visent à mettre en œuvre des stratégies américaines et israéliennes destinées à déstabiliser le pays.
Les rassemblements dans la plupart des provinces, y compris à Téhéran, ont débuté à 14 h00, heure locale. Cependant, certaines autres provinces ont avancé le début des manifestations à 9 h et 11 h.
Plusieurs responsables ont décrit les manifestations nationales comme une preuve d’unité, qui garantit la résilience de la nation.
Les autorités iraniennes soutiennent que les événements qui se déroulent dans les rues ne constituent pas un mouvement de protestation spontané, mais s’inscrivent dans un « complot orchestré par des entités étrangères ».
Elles accusent les États-Unis et ‘Israël’ d’apporter un soutien politique et médiatique aux « groupes de sabotage ».
Les « preuves dont disposent les services de sécurité démontrent le rôle direct des médias et des plateformes numériques liés à l’étranger dans l’incitation et l’organisation de ces mouvements », ont affirmé les politiciens iraniens.
Dans ce contexte, le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a révélé que les émeutes ont entraîné l’incendie de 25 mosquées dans la capitale, des dégâts à 26 banques et trois centres médicaux, ainsi qu’à 10 bâtiments gouvernementaux et à de nombreux camions de pompiers, bus et ambulances. Il a qualifié ces actes de tentatives délibérées de cibler les infrastructures publiques et de services.
تخريب المساجد وإحراقها، نموذج عن "الاحتجاج السياسي" الذي يُمجده العالم. #ايران pic.twitter.com/yk2BYsK5Ra
— Israa Alfass 🔻 إسراء الفاس (@Israa_Alfass) January 11, 2026
Les autorités iraniennes ont déclaré que le soutien américain et israélien aux manifestations « constitue une ingérence flagrante dans les affaires internes de la République islamique » et s’inscrit dans le cadre de la politique de « pression politique continue » à laquelle le pays est soumis.
Elles ont souligné que l’État « ne permettra à aucune manifestation de dégénérer en chaos menaçant la sécurité publique », tout en laissant entendre qu’elles pourraient recourir aux voies diplomatiques et juridiques pour répondre à ces ingérences.
Dans ce contexte, les Gardiens de la révolution et l’armée iraniens ont annoncé un renforcement de leur dispositif de sécurité afin de protéger les installations vitales et les institutions publiques, appelant les citoyens à coopérer avec les forces de sécurité et à signaler tout mouvement suspect.
Les autorités ont en outre expliqué que les mesures prises, notamment la restriction de certains services internet, visent à « empêcher l’exploitation du cyberespace pour inciter à la violence et alimenter les troubles ».
Parallèlement, des responsables américains et des personnes affiliées à Israël ont continué d’exprimer leur soutien aux manifestations antigouvernementales en Iran, prétendant qu’elles « reflétaient la volonté du peuple ».
Téhéran a réagi à ces prises de position en affirmant qu’elles « révèlent la vérité sur ce qui se passe et confirment l’existence d’un agenda politique extérieur derrière les évènements en cours ».
Il convient de rappeler que l’Iran est le théâtre d’émeutes qui secouent plusieurs provinces du pays depuis plusieurs jours, entrainant la destruction de biens publics et privés, ainsi que la mort de nombreux membres des forces de sécurité et du Bassidj ainsi que des civils.
« Ces éléments, soutenus par les USA et le Mossad, ont exploité les récentes manifestations pacifiques pour semer le chaos dans le pays », affirme Téhéran.
