Les estimations indiquent que la consommation de munitions et la perte de certains moyens militaires durant les premiers jours de la guerre ont porté le coût des opérations américaines à environ 20 milliards de dollars.
Selon les estimations publiées lundi par l’American Foreign Policy Research Institute, les États-Unis ont consommé environ 5 197 cartouches de 35 types de munitions différents au cours des 96 premières heures de la guerre, tandis que le coût du remplacement de ces seules cartouches est estimé entre 10 et 16 milliards de dollars sur quatre jours.
Selon l’institut, cela représente un fardeau industriel important, étant donné la difficulté de remplacer certaines de ces munitions en quelques jours, voire en quelques semaines ou même en quelques mois.
Ces estimations n’incluent pas les pertes au combat subies par les forces militaires ni les dommages causés aux bases et aux infrastructures de défense aérienne avancées.
Pertes dans les systèmes de capteurs et les aéronefs
Selon les données, les frappes de missiles iraniens et les attaques de drones ont, jusqu’au 10 mars 2026, entraîné la perte d’un certain nombre de capteurs vitaux, dont le radar d’alerte précoce AN/FPS-132 au Qatar.
En plus de plusieurs radars AN/TPY-2 THAAD en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, et du radar tactique AN/TPS-59 à Bahreïn.
L’incident de « tir ami », au cours duquel un F/A-18 koweïtien a abattu trois F-15E Strike Eagle américains, ainsi que la destruction par l’Iran de 11 drones MQ-9 Reaper, ont encore alourdi le coût global.
Compte tenu du coût des munitions, de la perte de capteurs et de l’usure des aéronefs, la facture totale est estimée à environ 20 milliards de dollars, sans compter les dépenses en munitions après le quatrième jour ni les autres coûts d’exploitation tels que le carburant d’aviation, les dépenses liées aux opérations à l’étranger et le soutien logistique.
Dans ce contexte, l’administration du président américain Donald Trump a consommé des années de munitions vitales depuis le début de la guerre avec l’Iran, selon trois sources proches du dossier qui se sont confiées au quotidien britannique Financial Times.
Selon ces sources, la pénurie d’armes qui s’aggrave rapidement concerne notamment les missiles Tomahawk de longue portée de pointe.
Source : Divers
