Le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, a averti que le monde pourrait être confronté à la pire crise énergétique depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, qualifiant la situation de « très grave ».
Lors d’un discours prononcé au National Press Club à Canberra, il a déclaré que les marchés ont perdu jusqu’à présent environ 11 millions de barils par jour. Ce niveau dépasse les pertes cumulées des deux crises pétrolières majeures des années 1970.
Birol a ajouté qu’au moins 40 sites énergétiques ont subi des dommages matériels importants, avertissant que l’économie mondiale fait face à une menace majeure résultant des perturbations actuelles, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant les approvisionnements mondiaux.
Il a souligné que la pénurie de carburant devient un problème croissant en Asie, alors qu’aucun seuil de stabilisation des prix du pétrole brut n’est en vue en raison de l’incertitude qui domine les marchés.
Le directeur a précisé que l’Agence poursuit ses consultations avec les gouvernements à travers le monde pour suivre l’évolution de la crise.
Il a affirmé que le recours à de nouveaux prélèvements sur les réserves pétrolières stratégiques reste une option envisageable si nécessaire.
Enfin, il a insisté sur le fait que la solution optimale à la crise actuelle réside dans la réouverture du détroit d’Ormuz, celui-ci étant l’un des passages les plus vitaux pour l’approvisionnement énergétique mondial.
