Des centaines de milliers d’Iraniens ont participé ce mercredi dans plusieurs villes iraniennes aux funérailles de plus de 300 personnes dont 100 membres des forces de sécurité et autres martyrs tués par les émeutiers soutenus par les USA, « Israël » et les puissances occidentales.
La télévision iranienne a diffusé les images de funérailles massives qui ont eu lieu à Téhéran, la ville sainte de Machhad, Ispahan, Bouchehr, …
Sur les images diffusées, on voit des centaines de milliers de personnes agitant des drapeaux de la République islamique, arborant des banderoles s’engageant à « vouloir faire pliers les USA », comme à Machhad.
Les participant ont réclamé entre autres que les émeutiers assassins soient au plus vite traduits en justice et punis.
Décapitations et corps brulés.
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès « rapides » pour les suspects arrêtés lors des émeutes, a rapporté la télévision d’Etat mercredi.
« Seront traduits en justice ceux qui décapité ou brûlé des personnes le plus vite possible », a déclaré cheikh Gholamhossein Mohseni Ejeï, lors d’une visite d’une prison où sont détenues des personnes arrêtées pendant les émeutes.
Selon les agences de presse iraniennes, il a passé cinq heures dans cette prison de Téhéran à étudier leurs cas et a dit que les procès devraient être « publics ».
Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées.
Un sabotage d’une ampleur sans précédent
Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Abdolrahim Mousawi a déclaré ce mercredi que l’ennemi, suivant un plan méticuleusement élaboré, a déployé ces derniers jours des éléments terroristes qui ont perpétré les actes les plus violents dans différentes régions du pays.
« Après leur échec lors de la guerre de 12 jours, les ennemis ont eu recours à un plan consistant à mener des attaques terrestres par des éléments entraînés infiltrés par voie terrestre. Nombre de ces opérations terroristes étaient des actes de sabotage et de subversion soigneusement planifiés », a-t-il précisé assurant que « le pays n’a jamais été confronté à un sabotage d’une telle ampleur ».

Des gardes-frontières iraniens ont déjoué dans la nuit de mardi à mercredi une tentative d’infiltration de trois cellules terroristes qui tentaient d’entrer dans le pays, selon les médias iraniens.
Des groupes affiliés à « Israël » démantelés
Mardi, les forces terrestres du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont démantelé plusieurs groupes de terroristes armés affiliés à « Israël » dans la province iranienne du Sistan-et-Baloutchistan (sud-est) près de la frontière avec le Pakistan. Au cours de cette intervention, les forces du CGRI ont saisi un arsenal impressionnant d’armes de qualité militaire de fabrication américaine, selon le média iranien Press Tv.
Selon le site web Sepah News, les terroristes liés à l’entité sioniste se sont infiltrés à l’intérieur du pays par les frontières orientales de l’Iran, se cachant dans 7 lieux distincts à travers la capitale provinciale, Zahedan.
« Dans les prochaines 24 heures »
La mission iranienne à l’ONU a accusé les Etats-Unis de chercher à renverser le pouvoir par la force, « des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire ».
Pour la 3ème fois, les USA ont publié ce mercredi un communiqué sommant les ressortissants américains de « quitter l’Iran immédiatement. »
Des responsables européens ont confié pour Reuters qu’une intervention en Iran pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures.
Même son de cloche de la part du quotidien américaine le New York Times, citant des responsables qui a rapporté qu’une attaque américaine contre l’Iran est imminente. Selon lui, le Pentagone a présenté à Trump plusieurs options de cibles en Iran, notamment son programme nucléaire et ses sites de missiles. « Les cyberattaques et le ciblage de l’appareil de sécurité iranien sont les options les plus probables », a-t-il avancé.
Divisions au sein de l’équipe de Trump
Selon CNN, citant des sources, le président Trump a été informé mardi par son vice-président du dernier bilan des victimes en Iran.
« L’équipe de sécurité nationale de Trump est divisée quant à l’opportunité d’une frappe militaire en Iran », rapporte la télévision américaine.
Et d’ajouter que des responsables américains ont confirmé qu’aucune action militaire américaine concernant l’Iran n’impliquerait le déploiement de troupes au sol et que l’administration Trump ne souhaite pas d’intervention militaire prolongée en Iran.
Trois destroyers et un porte-avions
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, déployant trois destroyers lance-missiles opérant dans la région, en plus du porte-avions USS Roosevelt, qui est récemment entré en mer Rouge, et d’au moins un sous-marin lance-missiles, selon le NYT, à la foi de responsables militaires américains.
En Irak, des mouvements inhabituels ont été observés à l’intérieur de l’ambassade américaine dans la Zone verte de Bagdad, et certains ressortissants américains ont été évacués en prévision d’une détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
Souvenez-vous d’al-Udeid
L’Iran est capable de « riposter » à d’éventuelles frappes américaines, a averti mercredi un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, rappelant les frappes inédites menées en juin par la République islamique sur la base américaine au Qatar.
Donald Trump devrait se souvenir de l’attaque contre la base d’Al-Udeid , qui a prouvé « la volonté et la capacité de l’Iran à riposter à toute attaque », a écrit Ali Shamkhani sur son compte X, après des menaces d’intervention de Washington arguant vouloir soutenir les émeutiers en Iran.
Evacuation de la base us du Qatar
Le Qatar a pour sa part confirmé le départ d’une partie du personnel de cette base américaine, en raison des « tensions régionales actuelles ».
Le pays du Golfe « continue de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses citoyens et résidents, y compris des mesures liées à la protection des infrastructures essentielles et des installations militaires », ont déclaré les autorités dans un communiqué.
Le Royaume-Uni aurait lui aussi retiré ses troupes du Qatar, ont rapporté des médias israéliens.
Selon l’AFP, l’Arabie saoudite a informé Téhéran qu’elle n’autorisera pas l’utilisation de son espace aérien ou de ses territoires en cas d’action militaire américaine contre l’Iran.
Selon le Wall Street Journal, contrairement à l’Arabie saoudite, à Oman et au Qatar, les Émirats arabes unis n’ont pas participé aux efforts de lobbying visant à empêcher la frappe américaine sur Téhéran.
Les abris de Dimona ouverts
En Palestine occupée, la municipalité de Dimona où se trouve le site nucléaire israélien a pris aujourd’hui la décision exceptionnelle d’ouvrir tous les abris publics de la ville, a assuré le journal hébreu « Maariv » évoquant « un contexte de tensions sécuritaires croissantes entre les États-Unis et l’Iran, et face à la préparation américaine à une éventuelle attaque sur le territoire iranien, ainsi qu’aux craintes d’une riposte régionale ».
Des médias israéliens ont rapporté que la base militaire aérienne de Nevatim a été partiellement évacuée.

Dans le stade de Nataniya, des recommandations données par le Front intérieur ont été diffusées sur les écrans : « En cas d’urgence, baissez la tête et couvrez-la avec vos mains pendant 10 minutes pour assurer votre sécurité ».
« La prochaine guerre sera la dernière » a prévenu la chaine 12 de télévision israélienne.
Le porte-parole de l’armée d’occupation israélienne, Efi Defrin, a prévenu que le chef d’état-major a donné pour instruction à toutes les unités de renforcer leur dispositif défensif.
« Je réitère ma demande : fiez-vous uniquement aux déclarations officielles de Tsahal et évitez de propager des rumeurs susceptibles d’inquiéter la population. À ce stade, la politique de défense reste inchangée », a-t-il dit.
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Source : Divers
