Une source militaire a indiqué à l’agence de presse Tasnim que plus d’un million de combattants ont été organisés pour mener une bataille terrestre contre les États-Unis.
Selon cette source militaire, face à la multiplication des spéculations sur la possibilité que les Etats-Unis s’engagent dans une bataille terrestre sur le front sud iranien, « un sentiment d’enthousiasme s’est emparé des combattants iraniens au sol, déterminés à faire du territoire iranien un enfer historique pour les Américains ».
La source a indiqué que les jeunes Iraniens ont afflué ces derniers jours vers les centres des Bassidj, des Gardiens de la révolution et de l’armée, exprimant leur désir de rejoindre et de participer à cette confrontation.
« Les États-Unis tentent d’ouvrir le détroit par une opération suicidaire ; qu’il en soit ainsi. Nous sommes pleinement préparés à contrer leur stratégie suicidaire, et le détroit restera fermé », a taclé la source militaire.
Mercredi, une source militaire également0 citée par l’agence Tasnim avait averti qu’en cas d’invasion terrestre américaine, l’Iran ouvrira un « nouveau front » dans un détroit clé pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.
Passage obligé vers le canal de Suez, « le détroit de Bab el-Mandeb compte parmi les détroits les plus stratégiques au monde, et l’Iran possède à la fois la volonté et la capacité de générer une menace parfaitement crédible à son encontre », a prévenu cette source.
« Si l’ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire, ou s’il cherche à porter atteinte à l’Iran par des manœuvres navales dans le golfe Persique et la mer d’Oman, nous ouvrirons d’autres fronts en guise de +surprise+ », a ajouté ce responsable militaire.
L’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé mercredi que les « ennemis » de la République islamique se préparaient à envahir une de ses îles dans le Golfe.
« D’après les services de renseignement, les ennemis de l’Iran se préparent à occuper une de ses îles avec le soutien d’un Etat régional », a écrit sur X M. Ghalibaf, sans préciser lequel.
Dans une telle hypothèse, « l’ensemble des infrastructures vitales de cet Etat régional seront la cible d’attaques incessantes », a-t-il prévenu.
Des médias américains ont évoqué la possibilité pour les Etats-Unis de tenter de s’emparer de l’île iranienne stratégique de Kharg, d’où partent environ 90% des exportations de brut de l’Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz.
L’armée américaine peut « neutraliser » l’île de Kharg « n’importe quand si le président (Donald) Trump en donne l’ordre », a assuré vendredi dernier la Maison Blanche.
Selon des informations de presse, l’armée américaine se prépare à déployer plusieurs milliers de parachutistes et de marines supplémentaires au Moyen-Orient pour soutenir les opérations contre l’Iran.
Le blocage de fait ces dernières semaines par Téhéran du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% de la production mondiale d’hydrocarbures, a fait flamber les prix et craindre un choc pétrolier.
Le détroit de Bab el-Mandeb, que l’Iran menace de cibler en cas d’invasion américaine, est également l’un des couloirs de navigation les plus fréquentés au monde.
Il sépare le continent africain de la péninsule arabique, plus précisément du Yémen, pays dont la capitale et de larges pans sont contrôlés par les forces de Sanaa, soutenus par Téhéran.
Ces derniers n’ont pour l’heure pas pris part aux hostilités mais, depuis leurs positions montagneuses dominant la mer Rouge, ils pourraient s’en prendre aux navires.
En réaction au génocide israélien perpétré dans la bande de Gaza, Sanaa avait ralenti le trafic en mer Rouge et dans le canal de Suez à coup de drones et de missiles.
Ces opérations avaient fait grimper les coûts des assurances, incitant de nombreux transporteurs à préférer la navigation par la pointe sud de l’Afrique.
Sources: AFP, Tasnim News
