L’Associated Press a rapporté que les alliés des États-Unis dans le Golfe, menés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, exhortent le président américain Donald Trump à poursuivre la guerre contre l’Iran, « arguant que les bombardements n’ont pas suffisamment affaibli Téhéran ».
Des responsables d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et de Bahreïn ont déclaré qu’ils « ne chercheraient pas à mettre fin à la guerre tant qu’il n’y aura pas de changements majeurs dans la direction et le comportement de l’Iran ».
L’agence a déclaré que les Émirats arabes unis étaient apparus comme l’État du Golfe le plus « intransigeant », exerçant de fortes pressions sur Trump pour qu’il « ordonne une invasion terrestre », tandis que le Koweït et Bahreïn soutenaient cette option.
Ces révélations interviennent après les déclarations insultantes du président américain dans lesquelles il dit que le prince héritier saoudien Mohamad Ben Salmane « lui a léché les bottes » .
Il y a quelques jours, le New York Times a révélé que le prince héritier saoudien avait fait pression sur le président américain, lors de plusieurs conversations téléphoniques récentes, pour qu’il poursuive la guerre contre l’Iran et ne renonce pas à l’option militaire.
Des sources proches de ces discussions ont confié pour ce journal que Ben Salmane considère l’agression militaire américano-israélienne comme une « opportunité historique » afin de remodeler la région, affirmant que l’Iran représente une menace pour les États du Golfe qui « ne peut être éliminée qu’en se débarrassant du gouvernement iranien ».
Lundi, la porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que « le président Donald Trump prendra contact avec les dirigeants des États arabes du Golfe pour discuter de la question du coût de la guerre.
Le département de la Guerre a informé le Congrès que les six premiers jours de guerre avaient coûté 11,3 milliards de dollars. Ce qui revient donc à deux milliards de dollars dépensés par jour pour attaquer Téhéran et protéger ses bases des projectiles iraniens. Il réclamé 200 milliards de dollars de rallonge budgétaire pour la continuer.
Source : Médias
