Le quotidien israélien Israel Hayom a rapporté que « Dan Illouz, député du Likoud, a proposé mercredi, lors d’une session parlementaire, qu’Israël reconnaisse l’indépendance de la Kabylie, région située au nord de l’Algérie ».
La Kabylie est une région historique située dans le Nord de l’Algérie, à l’est d’Alger.
Le journal a rappelé que « le 14 décembre, Ferhat Mehenni, chef du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), a annoncé depuis Paris la proclamation de la République fédérale, laïque et démocratique de Kabylie, une initiative qu’il a qualifiée de « continuation de la lutte menée depuis des décennies par les habitants de la région pour leur indépendance ».
M. Illouz a présenté la question kabyle devant la Knesset, arguant que la Kabylie est alliée au Maroc, rival régional de l’Algérie, qu’il a décrit comme faisant partie de « l’axe du mal iranien ».
Il a prétendu que « le peuple kabyle soutient Israël et que, le 7 octobre, il est descendu dans la rue en solidarité avec les Juifs, et non avec le Hamas », selon le rapport.
Illouz a critiqué la France, affirmant que si elle avait accordé l’indépendance à l’Algérie, elle n’avait pas reconnu celle du peuple kabyle, qu’il a décrit comme un peuple ancien et distinct. Il a ajouté que la France « porte une responsabilité historique dans l’oppression du peuple kabyle, pour l’avoir assimilé de force à l’Algérie ».
L’occupation a officiellement reconnu le Somaliland comme un État indépendant et souverain le 26 décembre 2015, devenant ainsi le premier État membre de l’ONU à le faire.
A noter que , la géopolitique de la Kabylie est marquée par son identité berbère distincte, sa résistance historique à l’autorité centrale algérienne (issue de l’ère coloniale française) et des revendications d’autonomie ou d’indépendance, notamment via le MAK, (le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie ) est devenu un acteur majeur, revendiquant l’autonomie ou l’indépendance, s’appuyant sur le droit à l’autodétermination.créant des tensions avec Alger, exacerbées par des accusations de déstabilisation régionale impliquant des acteurs externes comme les Émirats arabes unis, et alimentant un débat sur la place de l’identité kabyle dans la nation algérienne, entre intégration et séparatisme, le tout dans un contexte de lutte pour la démocratie et les droits culturels.
La Kabylie est le cœur historique des Kabyles, un peuple autochtone d’Afrique du Nord, fier de sa langue (tamazight), de ses traditions et d’une organisation sociale distincte.
La région a une longue tradition de résistance, s’opposant à l’annexion française et conservant une identité unique face à l’arabisation et à la centralisation.
Après 1962, la Kabylie a mené une lutte armée (1963-1965) pour sa souveraineté, refusant d’abandonner son identité, et s’est souvent opposée démocratiquement au pouvoir central.
Durant le Printemps noir (2001) , des événements tragiques ont catalysé la prise de conscience kabyle, menant à des demandes de statut particulier, d’abord l’autonomie, puis l’indépendance.
En 2019, des manifestations kabyles ont eu lieu coïncidant avec le mouvement national, mais ont été marquées par des tensions sur le drapeau berbère et des accusations de manipulation de l’État.
Actuellement, l’État algérien voit les mouvements kabyles (MAK, drapeau) comme une menace à l’unité nationale, réprimant les
Alger accuse des pays comme les Émirats arabes unis et le Maroc de soutenir le MAK pour déstabiliser l’Algérie, transformant la question kabyle en crise diplomatique.
Source : Médias
