Les massacres perpétrés mercredi par l’entité sioniste contre le Liban ont été condamnés avec virulence par la République islamique où plusieurs hauts responsables ont brandi la menace d’une riposte violente.
En l’espace de 10 minutes, 250 raids ont été menés contre 89 régions libanaises dans la capitale, le Mont-Liban, le sud et la Bekaa à l’est faisant selon un bilan encore provisoire du ministère libanais de la Santé 182 martyrs et 890 blessés.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a averti les Etats-Unis et Israël qu’il va riposter « d’une manière qui fera regretter aux agresseurs leurs actes, si les attaques contre le Liban ne cessent pas ».
Pour sa part, le général de brigade Majid Mousawi, commandant des forces aérospatiales du CGRI a souligné dans ses déclarations que « toute attaque contre le fier Hezbollah est une attaque contre l’Iran », avertissant que « les forces se préparent désormais à une réponse décisive aux crimes brutaux de cette entité ».
Deux options
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a écrit sur la plateforme X mercredi soir que les conditions d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis sont claires et explicites, soulignant que Washington a deux options : soit s’engager dans un cessez-le-feu, soit poursuivre la guerre par l’intermédiaire d’Israël, et que les deux voies ne peuvent être combinées.
Commentant les massacres au Liban, Araghchi a souligné que « la balle est maintenant dans le camp des États-Unis, et la communauté internationale attend avec impatience de voir l’étendue de leur engagement envers leurs promesses ».
3 clauses violées
Le chef de la Choura (Parlement) Mohamad Baqer Qalibaf a déclaré que les Etats-Unis et Israël ont violé trois clauses des 10 points du plan iranien dans le cadre convenu comme principe de l’accord , ce qui selon lui rend « déraisonnable de parler d’un cessez-le-feu et d’entamer des négociations ».
Selon Qalibaf, la première violation est celle concernant le cessez-le-feu au Liban qui avait été convenu en présence du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, la seconde est « l’entrée dans l’espace aérien iranien d’un drone, qui a été abattu dans la province de Fars et la troisième consiste à « nier le droit de l’Iran à l’enrichissement, un droit énoncé à l’article 6 du cadre ».
L’ambassadeur du Pakistan aux USA a confirmé pour la CNN que le Liban était bel et bien inclus dans l’accord de cessez-le-feu.
« Une réponse décisive »
Le président du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du pouvoir, Sadeq Amoli Larijani a déclaré : « Que l’ennemi sache que la poursuite des crimes contre le Liban se heurtera sans aucun doute à une réponse décisive ».
Le général de division Mohsen Rezaï, membre de ce Conseil a pour sa part évoqué l’échec du cessez-le-feu: « La responsabilité de l’échec du cessez-le-feu incombe aux USA, qui soit ne souhaitent pas mettre fin aux combats, soit sont incapables de contenir l’entité ennemie », a-t-il affirmé.
« Nous soutenons fermement le Hezbollah et nous infligerons à l’ennemi une leçon et un châtiment décisifs. », a-t-il assuré.
« Une trahison de l’islam »

Des Iraniens se sont rassemblés sur la place Engelab (Révolution) à Téhéran pour manifester leur soutien aux dirigeants iraniens, quarante jours après le martyre de l’ayatollah Ali Khamenei.
Les participants brandissaient des drapeaux iraniens et des portraits de leurs dirigeants, ainsi que des drapeaux libanais.

Ils scandaient des slogans condamnant l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et le Liban.
Les participants ont également réaffirmé leur soutien à la résistance libanaise, scandant le slogan : « Une trêve sans le Liban est une trahison de l’islam. »
Simultanément, des banderoles étaient déployées dans les rues et les métros de Téhéran, portant le slogan : « L’Iran n’abandonnera pas le Liban. »

A cause du Liban
« Je crois que les Iraniens pensaient que le Liban faisait partie du cessez-le-feu, et ce n’était tout simplement pas le cas. Nous n’avons jamais fait cette promesse », a déclaré à ce sujet le vice-président américain JD Vance, qui a jugé mercredi qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouait à cause du Liban.
« Si l’Iran veut que cette négociation capote à cause d’un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n’a rien à voir avec eux, et dont les Etats-Unis n’ont jamais dit qu’il faisait partie du cessez-le-feu (de deux semaines convenu mardi soir, ndlr) c’est leur choix. Nous pensons que ce serait idiot, mais c’est leur choix », a-t-il dit.
Le président français, Emmanuel Macron, a insisté mercredi auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’étendre au Liban le cessez-le-feu conclu avec l’Iran, « condition nécessaire » selon lui pour qu’il soit « crédible et durable ».
Source : Divers