L’ex-président iranien et leader du courant réformiste, Mohammad Khatami, a affirmé que les violations constatées dans le pays lors des émeutes perpétrées depuis fin décembre 2025 « révèlent l’existence d’un mouvement organisé et la présence de groupes entraînés et équipés qui ont exploité la protestation légitime du peuple ».
« Le recours à la violence ouverte a rapidement modifié la perception officielle du droit du peuple à manifester », a-t-il déploré.
M. Khatami a souligné que les déclarations de responsables israéliens et le soutien des États-Unis, confirment « qu’il n’y a aucun doute quant à l’existence d’un vaste complot ourdi contre l’Iran ».
Selon lui, « la société ne doit pas se diviser en deux camps opposés, ce qui permettrait aux ennemis d’exploiter cette division et de pousser l’Iran vers des confrontations et des conflits destructeurs », ajoutant que le fait de ne pas avoir tiré les leçons du passé « est profondément regrettable ».
Les sanctions et les pressions extérieures, conjuguées à de nombreuses politiques en vigueur et à des déséquilibres structurels, « ont contribué à l’escalade des protestations », a-t-il souligné.
Pour sa part, le président actuel Massoud Pezeshkian, a déclaré que le peuple iranien, par ses manifestations massives, avait mis en échec les actions des émeutiers.
Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, il a rendu compte du rôle direct et l’ingérence des États-Unis et d’Israël dans les récents événements en Iran assurant qu’ils étaient « clairs et indéniables ».
De son côté, Poutine a déclaré que les rassemblements iraniens massifs en soutien aux dirigeants et au gouvernement de Téhéran témoignaient clairement de la situation réelle en Iran. Il s’est félicité du renforcement des relations bilatérales.
Source : Médias
