vendredi, 10/04/2026   
   Beyrouth 09:06

L’ennemi israélien revit le cauchemar de juillet à Bint Jbeil : la Résistance ramène le Nord dans le cercle de feu

La Résistance islamique au Liban a repris le souffle de ses opérations militaires en réponse à la violation par l’ennemi de l’accord de cessez-le-feu et à ses agressions répétées. Elle a mené jeudi 9 avril une série d’opérations qualitatives, alternant entre la profondeur des colonies et des affrontements à « bout portant » à Bint Jbeil, marquant un passage clair de la politique de retenue à la stratégie de « réimposition des règles d’engagement » par le feu.

La Résistance a intensifié ses frappes contre les colonies du Nord par des salves successives de missiles et des essaims de drones d’attaque, touchant les colonies de Kiryat Shmona, Metoula, Manara, Avivim, Shlomi, Shomera et Kabri, jusqu’à Nahariya et Misgav Am. Le ciblage intensif et répété de Kiryat Shmona s’est distingué, visant à épuiser les systèmes de défense aérienne et à exercer une pression psychologique et de terrain continue sur le front intérieur israélien. La nature des moyens utilisés, entre missiles conventionnels et drones, reflète une volonté de tester les défenses israéliennes sur plusieurs strates, combinant densité de feu et percée qualitative, parallèlement à l’élargissement géographique du cercle de ciblage.

Sur le terrain, la ville de Bint Jbeil a constitué l’axe des affrontements. La Résistance a annoncé avoir engagé des combats directs à « bout portant » contre une force israélienne qui tentait de progresser vers le souk de la ville, parallèlement au bombardement de rassemblements de véhicules aux abords du complexe Moussa Abbas, du triangle de la Libération et de l’école technique. Ce mode de combat reflète l’adoption d’une tactique de « défense active », basée sur l’engagement direct soutenu par des tirs d’appui, afin d’isoler la force assaillante et de l’empêcher d’établir tout point d’ancrage dans la ville, réitérant l’expérience de l’agression de juillet 2006 avec des outils plus sophistiqués.

En parallèle, la Résistance a exécuté une série d’opérations précises visant des véhicules et des positions israéliennes : frappes contre des véhicules par des missiles guidés à Taybeh, ciblage d’un char Merkava et d’un bulldozer militaire de type D9 par des drones d’attaque, et frappes contre des sites militaires et des rassemblements de soldats aux positions d’Al-Marj, de la colline d’Al-Ajal, d’Al-Assi et de la caserne de Honine. Ces opérations indiquent une concentration claire sur la « paralysie de la capacité offensive » de l’armée israélienne en ciblant les plateformes de combat elles-mêmes, et pas seulement les individus, ce qui témoigne d’un niveau avancé de surveillance, de reconnaissance et d’une capacité de gestion intégrée des feux.

En somme, ces opérations révèlent le passage de la Résistance à une phase d’initiative sur le terrain, liée à la décision israélienne de poursuivre l’agression contre le Liban pour le dissocier des négociations avec l’Iran, à travers une triple approche : pression sur la profondeur israélienne, entrave à la progression terrestre et épuisement des capacités militaires. Cette équation porte un message direct : toute violation de la trêve ne fera pas l’objet d’une réponse locale, mais d’une escalade globale reconnectant le front intérieur israélien au champ de bataille, et augmentant considérablement le coût de toute tentative de progression terrestre.

Tandis que le Premier ministre de l’ennemi, Benjamin Netanyahu, lie son refus de l’accord de trêve à la poursuite des combats pour « sécuriser le Nord », les colons du Nord doutent de la possibilité d’atteindre cet objectif. La chaîne 12 a rapporté que les combats se poursuivent, mais que les colons réalisent désormais que cela ne garantit pas le démantèlement du Hezbollah. Le correspondant de la chaîne, Guy Varon, a indiqué que « jusqu’à avant-hier mercredi, Israël et l’armée s’efforçaient de souligner qu’il n’y avait pas de lien entre les fronts de l’Iran et du Liban ». Il a noté que les responsables de l’armée parlent d’« affaiblir » le Hezbollah, ajoutant : « Nous n’entendons plus le terme de « décision » [militaire]. Même le chef du gouvernement n’a pas parlé de neutraliser le Hezbollah ». Il a souligné que le Parti conserve sa capacité à lancer des missiles vers les colonies à un rythme de 200 par jour. Selon le correspondant, les colons du Nord exigent du gouvernement l’élimination de cette menace et s’inquiètent vivement de l’imposition d’un cessez-le-feu « par le haut », de la part des Américains.

Opérations de vendredi

En outre, la Résistance islamique au Liban a annoncé, ce vendredi à l’aube, avoir mené plusieurs opérations contre l’occupation israélienne, poursuivant sa riposte à l’agression et aux violations par l’occupation de l’accord de cessez-le-feu.

La Résistance a ciblé un rassemblement de soldats de l’armée israélienne au camp de détention de Khiam par une salve de roquettes. Elle a également tiré une volée de roquettes contre un autre rassemblement de soldats israéliens dans la zone de Wata el-Khiam, ainsi qu’un drone d’assaut contre une rassemblement de soldats de l’occupation dans la localité de Rchaf.

De plus, la Résistance a ciblé un rassemblement de soldats de l’occupation dans la cour de la position d’Al-Marj par un drone d’attaque, un autre dans la cour de la caserne Branit par un drone d’attaque, et un rassemblement dans la colonie de Shlomi par une salve de missiles et un essaim de drones d’attaque.

Par ailleurs, elle a visé les positions d’artillerie au nord de la colonie de Goren par une salve de missiles et un essaim de drones d’attaque, ainsi que la caserne de Ya’ara par un essaim de drones d’attaque.

La Résistance islamique souligne que ses opérations se poursuivront jusqu’à l’arrêt de l’agression israélo-américaine contre le Liban et son peuple.

Explosion et paralysie de l’aéroport Ben Gourion

Parallèlement, les médias israéliens ont rapporté le lancement de missiles à longue portée depuis le Liban vers la zone côtière d’« Ashdod ».

Ils ont fait état d’une forte explosion au centre de la Palestine occupée, où les sirènes d’alarme ont retenti suite au lancement d’une salve de missiles depuis le Liban. Les sirènes ont également retenti dans le sud des territoires occupés.

Les médias de l’occupation ont confirmé que le trafic de décollage et d’atterrissage à l’aéroport Ben Gourion a été interrompu après le tir d’un missile depuis le Liban.

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar