Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé un navire grec appelé Euphoria, précisant qu’il était désormais ancré au large des côtes iraniennes, selon l’agence de presse Fars.
La marine du CGRI a également annoncé dans un communiqué avoir arraisonné, mercredi matin, deux navires en infraction, le MSC-FRANCESCA, lié à l’entité israélienne et l EPAMINODES, qui avaient tenté de quitter le détroit d’Ormuz officieusement sans autorisation, commettant des violations répétées, manipulant les systèmes de navigation auxiliaires et mettant en danger la sécurité maritime.
Elle a indiqué avoir ordonné aux deux navires de se rendre dans les eaux territoriales iraniennes afin d’inspecter la cargaison, les documents et les papiers.
La force navale a réaffirmé que toute tentative de perturber les lois décrétées par l’Iran pour la traversée du détroit d’Ormuz et toute activité contraire à la sécurité de passage dans cette voie maritime stratégique se heurteraient à des mesures légales strictes après un suivi complet.
Pour sa part, l’autorité maritime britannique a signalé qu’un navire a été la cible de tirs, depuis une canonnière iranienne près d’Oman, causant d’importants dégâts au pont.
Dans un autre incident, l’agence a indiqué avoir reçu un rapport faisant état d’un incident survenu à 8 milles nautiques à l’ouest de l’Iran.
Selon le groupe de suivi des expéditions maritimes Vortexa, au moins 34 pétroliers liés à l’Iran ont réussi à contourner l’embargo américain, dont plusieurs transportant du pétrole iranien. Dans les détails, au moins 19 pétroliers liés à l’Iran ont franchi le blocus américain pour quitter le Golfe, tandis qu’au moins 15 autres pétroliers sont entrés dans le Golfe en provenance de la mer d’Arabie et à destination de l’Iran. Au moins 6 des navires quittant le port transportaient des cargaisons de pétrole brut iranien, pour un total de 10,7 millions de barils.
Selon Bloomberg, Vortexa est parvenue à ces estimations grâce à l’imagerie satellite, car les navires qui tentent de contourner les forces américaines désactivent généralement leurs dispositifs de suivi.
Quant au Wall Street Journal, il rapporte citant les données de Lloyds List Intelligence et des courtiers maritimes, que 26 navires chargés étaient entrés ou sortis des ports iraniens depuis le début de l’embargo le 13 avril, tandis que le commandement central américain a déclaré avoir forcé 23 navires à rebrousser chemin.
Ce mercredi, le département du Trésor américain a prolongé les dérogations relatives aux importations de pétrole iranien et russe. Le secrétaire Scott Bisent a annoncé que cette décision faisait suite aux demandes des pays les plus vulnérables aux pénuries d’approvisionnement en pétrole dues à la fermeture du détroit d’Ormuz.
Source : Médias
