L’Arabie saoudite a annoncé, le mercredi 21 janvier, qu’elle avait accepté l’invitation du président américain, Donald Trump, à siéger au « Conseil de paix » qu’il veut créer sous prétexte d’oeuvrer au règlement des conflits dans la monde, ainsi que sept autres pays à majorité musulmane.
Dans la soirée, un neuvième pays, le Koweït, a annoncé de son côté qu’il rejoignait le « Conseil de paix », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères diffusé sur la plateforme X.
Parmi les pays ayant accepté l’invitation figurent notamment le Qatar et la Turquie, médiateurs à Gaza, précise la diplomatie saoudienne dans un communiqué.
Il s’agit d’une « décision commune » des ministres saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, mais aussi turc, indonésien et pakistanais pour que leurs pays rejoignent l’instance voulue par le président Trump, selon la même source.
La Maison Blanche avait au départ annoncé la création d’un « Conseil de paix » présidé par le président américain dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et piloter sa reconstruction.
Mais selon le projet de « charte » de cette instance, son mandat est bien plus vaste, semblant ambitionner d’en faire un substitut des Nations unies. Le projet prévoit également un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté l’invitation à siéger au conseil, a annoncé mercredi son cabinet.
Mais en ce qui concerne le plan Trump pour la bande de Gaza, il s’est opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et du diplomate qatari, Ali Al-Thawadi, au Comité exécutif de Gaza censé opérer sous l’égide du « Conseil de paix ».
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le président des Emirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, avaient déjà annoncé accepter de rejoindre le « Conseil de paix ».
L’Egypte « annonce accepter l’invitation et s’engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires », avait indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères égyptien dans un communiqué.
Source : Netanyahu