vendredi, 29/05/2026   
   Beyrouth 18:25

Bloc de la Fidélité à la Résistance : Nous renouvelons notre rejet du processus de négociation dans tous ses détails, et les autorités libanaises entravent l’inclusion du Liban dans l’accord avec l’Iran

Le député du bloc Fidélité à la Résistance Hassan Ezzeddine

Le bloc de la Fidélité à la Résistance a estimé que l’agression israélienne continue contre le Liban vise à « soumettre le pays et lui imposer la capitulation », affirmant son attachement à l’option de la Résistance et de la résilience, et renouvelant son rejet des négociations directes avec l’ennemi.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion périodique le jeudi 28 mai, le bloc Fidélité à la Résistance a indiqué que « l’agression sioniste criminelle » continue de cibler le Sud, la Bekaa et la périphérie de la banlieue sud, « comme cela s’est produit aujourd’hui dans la région de Choueifat », considérant que l’ennemi cherche à « élargir le cercle de l’agression et à intensifier sa méthode criminelle ».

Le bloc a déclaré que l’Aïd al-Adha intervient cette année « au rythme de l’agression sioniste contre le Liban et la Palestine », considérant que ce qui se passe incarne « les véritables significations du sacrifice sur la voie de Dieu ».

Il a également évoqué le 26ème anniversaire de la Fête de la Résistance et de la Libération, saluant les « réalisations historiques » accomplies par la Résistance, sous la direction de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, « grâce aux sacrifices des résistants, à l’adoption par leur peuple et à l’unité de l’environnement de la Résistance, en particulier entre le Hezbollah et le mouvement Amal ».

Il a ajouté que le Sud est aujourd’hui soumis à une « agression sioniste barbare qui cible toutes les formes de vie civile », considérant que l’objectif est de « réaliser le rêve sioniste historique d’occuper le Sud et de l’arracher à la patrie ».

Le bloc a affirmé que « la volonté de notre peuple qui a libéré le pays en 2000 se dresse aujourd’hui comme un rempart contre cette nouvelle tentative sioniste ».

Rejet des négociations directes

Sur le plan politique, le bloc a accusé les autorités libanaises de « poursuivre leur approche de concessions et de bradage de la souveraineté et des droits », critiquant leur engagement dans des « négociations militaires » avec l’ennemi israélien, qui tente à travers elles, selon le communiqué, d’« imposer une coordination sécuritaire au profit de son agression contre notre pays ».

Le bloc a renouvelé son rejet de « ce processus dans tous ses détails », appelant les autorités à « en sortir, à revenir dans le giron de leur peuple, à cesser de nier le partenariat national et de se soumettre aux diktats de l’administration américaine », estimant que cela « n’apportera que déception et perte ».

Dans ce contexte, le bloc a salué la position de la République islamique d’Iran, soulignant qu’elle « insiste pour que l’arrêt de l’agression contre le Liban fasse partie de son accord avec les États-Unis », et y a vu « une opportunité pour le Liban d’obtenir des garanties internationales pour l’arrêt de l’agression, le retrait de l’ennemi, le retour des déplacés et la libération des prisonniers ».

Il a accusé les autorités libanaises de tenter de « saper cette opportunité et de l’entraver, même au détriment du sang de leur peuple », les appelant à « sortir des calculs étroits et des paris erronés et irresponsables ».