mardi, 09/06/2026   
   Beyrouth 19:15

La dernière escalade entre « Israël » et l’Iran a reconnecté la scène libanaise à la scène iranienne (Conclusion d’expert israélien)

Le journal israélien Yediot Aharonot, par la voix de l’analyste militaire Ronen Bergman, a rapporté une série d’aveux surprenants concernant les résultats de la dernière campagne militaire lancée par le chef du gouvernement d’occupation, Benjamin Netanyahu.

Cette campagne, censée mener à une escalade directe et de grande ampleur avec l’Iran, s’est soldée, selon ses dires, par un échec en seulement 24 heures, avec des résultats « décevants ». Elle a été considérée comme une « défaite stratégique embarrassante » et une leçon supplémentaire dans le cours de cette guerre.

Bergman a expliqué que ce qui s’est passé, au cours des dernières 24 heures révèle, selon son analyse, la nature de la gestion des opérations militaires par l’occupation, depuis la décision de lancer l’attaque, en passant par la méthode des ripostes mutuelles, jusqu’à l’état de confusion et de retraite dans lequel l’opération s’est terminée sans qu’aucun succès significatif ne soit obtenu ni qu’une « victoire » ne soit proclamée du côté israélien.

Il a ajouté que l’attaque israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth n’était pas isolée du contexte régional général, mais qu’elle faisait suite à des évaluations préalables au sein des services de sécurité israéliens quant à la possibilité d’une riposte iranienne directe, ce qui, selon lui, a inscrit la décision militaire dans des calculs complexes liés à l’évolution de la situation sur le front régional.

L’analyse a montré que cette voie a pratiquement conduit à reconnecter la scène libanaise à la scène iranienne, après que Tel Aviv a cherché à « séparer les fronts », de sorte que la scène s’est transformée en ce que les médias hébraïques ont décrit comme une « unification des arènes », un développement que l’auteur a considéré comme un résultat direct de mauvais calculs dans la gestion de l’escalade.

Dans le même contexte, Bergman a abordé la nature de la riposte iranienne, la qualifiant de « ciblée et calculée », car elle visait des bases liées à l’opération israélienne au Liban, dans un message clair indiquant que toute attaque contre la banlieue sud de Beyrouth entraînerait une riposte directe et spécifique.

D’après cette analyse, l’Iran ne cherchait pas à transformer le conflit en une confrontation ouverte, mais plutôt à instaurer une nouvelle dynamique de dissuasion fondée sur la maîtrise de la portée, du calendrier et des objectifs de la riposte. L’auteur y voit un succès relatif, ayant permis d’imposer de « nouvelles règles d’engagement » et de conclure le conflit d’une manière qui démontre, selon lui, que Téhéran est largement parvenu à orienter l’issue des hostilités à son avantage.

Source : Médias