jeudi, 11/06/2026   
   Beyrouth 00:32

L’Iran avait bel et bien frappé la base israélienne Ramat David

Israël a admis que l’une de ses bases a été touchée pendant la récente frappe iranienne en riposte au bombardement de la banlieue sud de Beyrouth.

Un responsable militaire israélien a déclaré mercredi à l’AFP qu’une importante base aérienne du pays avait été touchée lors des attaques iraniennes de missiles de dimanche et lundi, bien que la nature de l’impact n’est pas encore été établie avec certitude.

« Nous confirmons qu’un impact a eu lieu sur la base, mais dans une zone non essentielle », a indiqué ce responsable, en référence à la base de Ramat David, située dans le nord d’Israël.

« Nous examinons encore s’il s’agit de l’effet d’un débris (d’interception) ou d’un impact direct. Il est très probable qu’il s’agisse d’un gros fragment, mais aucun dommage n’a été causé aux équipements ni au personnel », a-t-il ajouté.

L’armée israélienne avait mené une frappe dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, entraînant un échange de tirs entre l’Iran et Israël, pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois dans la guerre régionale.

Alors que l’armée israélienne avait assuré avoir intercepté les missiles tirés depuis l’Iran, le CGRI a assuré avoir visé la base Ramat David située au sud-est de Haïfa.

De récentes images satellites ont révélé des modifications structurelles au sein de l’une des installations de la base, considérée comme l’un des piliers les plus importants de l’armée de l’air israélienne dans la région nord.

Des médias israéliens en ont conclu d’après leur analyse que deux zones ont été touchées : une étant le hangar utilisé pour le stationnement de véhicules et d’équipements de soutien, tandis que l’autre servait de point de ravitaillement et d’entretien pour les avions de chasse de la base.

Le journal Yediot Ahronoth a également publié les photos, avec l’approbation de la censure militaire israélienne indiquant que la base comprend 5 escadrons d’avions, dont des chasseurs F-16 et des drones, et qu’elle était une cible fréquente pour le Hezbollah pendant la guerre, étant donné sa situation à environ 50 kilomètres de la frontière avec le Liban.

Le drone Hodhod de la Résistance islamique avait a réussi à pénétrer tous les systèmes de défense de la base en juillet 2024. Elle a ensuite publié des images qui documentaient « le quartier général du commandement de la base aérienne, les plateformes Iron Dome adjacentes, le dôme de communications, un garage, des sections de maintenance, les résidences des officiers et d’autres centres appartenant à la base aérienne ».

Une analyse menée par l’unité open-source d’Al Jazeera, comparant deux images prises par le satellite européen Sentinel-2 les 5 et 8 juin, a révélé un « changement local » à proximité d’une installation qui, selon les indicateurs, serait un hangar à avions ou un bâtiment de service à l’intérieur de la base.

Source : Divers